Site en Anglais Site en Français Site en Espagnol Site en Russe Site en Arabe Site en Chinois Entête OHCHR


Human rights Day 2009embrace diversity, end discrimination

<< A propos de la discrimination

Combattre la discrimination contre les migrants

La Déclaration de Durban faisait remarquer que la xénophobie, dont les migrants sont souvent les premières victimes, est l’une des grandes sources du racisme contemporain. Les discriminations concernent des secteurs aussi divers que le logement, l'éducation, la santé, le travail ou la sécurité sociale. Il s’agit d’un problème mondial qui touche aussi bien les pays d’origine, que ceux de transit ou de destination. Selon la Division de la population du Département des Nations Unies des affaires économiques et sociales, environ 200 millions de personnes vivent en dehors de leur pays d’origine et représenteront 3,1 % de la population mondiale en 2010. Les estimations indiquent qu'entre 1945 et 1990, le nombre de migrants a augmenté de près de 45 millions de personnes par an.

Les migrants arrivés illégalement dans un pays et les victimes de la traite des êtres humains arrêtés par la police sont souvent emprisonnés dans des centres administratifs ou des prisons. Les droits humains internationaux prévoient que la privation de la liberté ne doit être envisagée qu’en dernier ressort. En réalité, les migrants sont souvent détenus dans le cadre d’une procédure de routine et sans véritables sauvegardes judiciaires. Les centres surpeuplés de détention pour migrants n’offrent en général qu’un piètre accès aux soins de santé, la nourriture est insuffisante, l’hygiène y est déplorable, tout comme l'accès à l'eau potable, et ils ne disposent en général pas d'installations sanitaires distinctes pour les hommes et les femmes. Dans le même temps, la tendance est de plus en plus à la criminalisation des migrants, situation qui débouche parfois sur des violations de leurs droits.

Aujourd’hui, les principaux obstacles à l’intégration des migrants et à leur accès aux droits humains dans les sociétés hôtes sont les pratiques discriminatoires et les sentiments anti-migrants persistants. Ce genre de sentiments et de pratiques sont souvent exacerbés par les législations, les règlementations et les politiques visant à restreindre les flux migratoires comme le montre la tendance de plus en plus présente à criminaliser la migration irrégulière. La crise économique mondiale et la hausse du chômage l’ont renforcée. Il importe donc de s’attaquer aux préjugés négatifs qui entourent les migrants au sein des communautés des pays hôtes afin de promouvoir leur intégration et d’accroître leur participation au développement.

Plusieurs instruments internationaux, dont la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, abordent le problème de la discrimination et fournissent des orientations sur les garanties pour les droits humains. Des procédures spéciales, des organes créés en vertu d'un instrument international et la procédure d'examen périodique universel traitent également ces questions.

Les activités du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme

  • Aide aux dispositifs intergouvernementaux et d’experts qui traitent de la discrimination des migrants, comme la Conférence d’examen de Durban et les mécanismes connexes.
  • Renforcement des capacités nationales en vue d’éliminer la discrimination liée à la migration, grâce à des services de conseils, des recherches et des analyses, à la sensibilisation et la mobilisation de soutien pour des mesures contre la discrimination, comme des lois, des politiques et des programmes, et prises de contact avec la communauté au sens large pour établir des partenariats dans ce domaine.
  • Défense de la protection des droits humains tout au long du processus de migration, y compris grâce à des actions coordonnées et à la coopération au sein du Groupe mondial sur la migration, une instance des Nations Unies s’occupant des problèmes liés à la migration.