Le HCDH dans le monde : transformer les droits de l’homme en réalité sur le terrain
Au fil des années, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) a renforcé sa présence sur le terrain pour se rapprocher des personnes et donner une voix à ceux qui en ont le plus besoin. Les présences du HCDH loin du siège servent de points d’accès stratégiques pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans chaque pays ; pour incorporer les droits de l’homme, c’est-à-dire intégrer la perspective des droits de l’homme dans les activités des équipes de pays des Nations Unies ; et pour aider à renforcer les institutions nationales et la société civile.
Les présences sur le terrain du HCDH contribuent de plusieurs manières à transformer les droits de l’homme en réalité ; elles ne se contentent pas de surveiller la situation des droits de l’homme dans le pays, elles aident aussi à renforcer les capacités des Etats membres et des autres titulaires de mandat à s’occuper des droits de l’homme. Les présences sur le terrain du HCDH comprennent :
Douze Bureaux nationaux
Pour créer un bureau national, le HCDH négocie avec le gouvernement du pays pour obtenir un mandat complet, qui porte à la fois sur la promotion et la protection des droits de l’homme. A fin 2010, des bureaux ont été installés en Bolivie, au Cambodge, en Colombie, au Guatemala, en Guinée, en Mauritanie, au Mexique, Népal, en Ouganda, dans les Territoires occupés de Palestine, au Kosovo (Serbie) et au Togo.
Les activités des bureaux nationaux comprennent la supervision, les rapports publics, l’assistance technique, la supervision et le développement des capacités nationales sur le long terme, afin qu’elles puissent s’occuper des questions de droits de l’homme.
Les Missions de paix de l’ONU
Le HCDH est la principale autorité en matière de droits de l’homme, mais toutes les entités des Nations Unies ont un rôle à jouer dans la promotion et la protection des droits de l’homme, par le biais de leurs opérations sur le terrain. Ainsi, le HCDH a quatre priorités pour intégrer les droits de l’homme dans tous les éléments composant les Missions de paix de l’ONU : garantir la justice et obliger les responsables à rendre des comptes dans les processus de paix; prévenir les violations des droits de l’homme et y remédier; renforcer les capacités et les institutions nationales, et intégrer les droits de l’homme dans tous les programmes de l’ONU.
A fin 2010, le HCDH gérait – grâce à près de 635 responsables internationaux des droits de l’homme et au personnel national – 14 sections des droits de l’homme au sein des missions de paix en Afghanistan, au Burundi, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, en Guinée Bissau, en Haïti, en Iraq, au Libéria, en Sierra Leone, en Somalie, au Soudan, au Timor Leste et au Bureau de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest (Sénégal).
Douze Bureaux régionaux
A la fin de l'année 2010, le HCDH disposait de douze bureaux régionaux couvrant l’Afrique de l’Est (Addis- Abeba) , l’Afrique australe (Pretoria), l'Afrique de l'Ouest (Dakar), l’Amérique centrale (Panama), l’Amérique latine (Santiago du Chili), l'Asie centrale (Bichkek), l’Asie du Sud-est (Bangkok), l'Europe (Bruxelles), le Moyen-Orient (Beyrouth) et le Pacifique (Suva). Le HCDH a également un Centre régional pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale à Yaoundé, Cameroun et un centre de formation et de documentation pour le Sud-Ouest de l'Asie et la péninsule arabe au Qatar.
Les bureaux régionaux ont un rôle vital pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans les pays de leur région, et travaillent notamment avec des organisations régionales comme l’Union africaine.
Les conseillers aux droits de l’homme
Les conseillers aux droits de l’homme sont des experts envoyés par le HCDH sur le terrain pour soutenir les équipes de pays de l’ONU à la demande des Coordonnateurs résidants de l’ONU. Ils suivent et analysent la situation des droits de l’homme dans le pays où ils sont affectés et conseillent le Coordonnateur résidant et l’ensemble de l’équipe de pays de l’ONU sur les stratégies requises pour créer ou renforcer les capacités des nations et les institutions à promouvoir et à protéger les droits de l’homme. Ils travaillent aussi avec les acteurs nationaux (gouvernement et société civile) sur la meilleure manière de promouvoir et appliquer les normes des droits de l’homme. A fin 2010, le HCDH avait des conseillers en Equateur, dans la région des Grands Lacs (Bujumbura), au Honduras, au Kenya, en Moldavie, au Niger, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Paraguay, au Rwanda, au Caucase du Sud (Tbilissi), au Sri Lanka, et au Tchad, ainsi que 2 conseillers nationaux en Serbie et en ancienne république yougoslave de Macédoine.
Intervention rapide en cas de crises des droits de l’homme
Outre le travail effectué par les présences sur le terrain, le HCDH a une unité d’intervention rapide qui l’aide dans ses activités et permet de déployer rapidement du personnel sur le terrain. Afin d’anticiper et de réagir à la détérioration de la situation des droits de l’homme dans le monde, le HCDH est souvent prié d’envoyer ou de soutenir des missions ou commissions d’enquête qui examinent les allégations graves de violations de droits de l’homme. Depuis sa création en 2006, l’Unité d’intervention rapide a envoyé des missions ou commissions d’enquête au Timor Leste, au Sahara occidental, au Soudan, au Libéria, au Liban et à Beit-Hanoun (Territoires occupés de Palestine), au Kenya, au Togo, en Guinée, trois fois dans les Territoires occupés de Palestine (Goldstone, Comité des experts de haut niveau pour suivre Goldstone et attaque israélienne sur flottille humanitaire). En outre l'intervention rapide a mené des missions d'évalutation des droits de l'homme au Togo, en Sierra Léone, en Bolivie, en Somalie et à Madagascar.