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Statement (in French) by Mohamed Siad Douale, Ambassador of Djibouti to the United Nations and Chairperson of the Intergovernmental Working Group on the effective implementation of the Durban Declaration and Programme of Action

21 mars 2013
 

Madame la Haut-Commissaire
Excellences
Distingués panélistes
Mesdames Messieurs

C’est un honneur pour moi, en ma qualité de Président du Groupe de travail intergouvernemental sur l’application effective de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, d’être associé à cet important évènement.

C’est donc en cette qualité que je m’adresse à vous et me réjouis que le thème qui est le nôtre aujourd’hui, ait été largement débattu par le Groupe lors de sa session de 2011.

Il m’est donc aisé de reconnaître et réaffirmer avec vous, tout le potentiel du sport comme outil de promotion de l’égalité et de la diversité. Il est important de ce point de vue, que nous reconnaissions ce potentiel et l’utilisions en particulier lors des grandes manifestations sportives, pour éduquer la jeunesse du monde et favoriser son inclusion par des pratiques sportives exemptes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance , cela dans le droit fil de l’esprit olympique qui repose sur la compréhension entre les êtres humains, la tolérance, la loyauté et la solidarité, et à cette fin, lancer des campagnes visant à sensibiliser un large public à l’éradication du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée.

Le Paragraphe 218 de la Déclaration et du Programme d’Action de Durban nous y invite et est éloquent à cet égard , en cela qu’il engage les États, agissant en coopération avec les organisations intergouvernementales, le Comité international olympique et les fédérations sportives internationales et régionales, à intensifier la lutte contre le racisme dans le sport.

Cette coopération que la Déclaration de Durban nous invite à établir, s’adresse à tous les acteurs, y compris le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, le Conseiller spécial du Secrétaire général pour le sport au service du développement et de la paix, les services concernés de l’Organisation des Nations Unies, le Comité international olympique, la Fédération Internationale de Football Association et les autres associations et fédérations sportives internationales, régionales et nationales pertinentes, mais également avec les organisations non gouvernementales et la société civile.

Cette coopération implique la mise en commun d’expériences et des meilleures pratiques concernant la lutte contre toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance dans le sport et la promotion de l’intégration et du dialogue interculturel dans et par le sport ; d’élaborer des programmes visant à prévenir et à éradiquer ces fléaux dans le sport et à utiliser le sport comme outil pour éliminer toutes les formes de discrimination.

Cette coopération nous oblige également à débattre avec les instances sportives internationales concernées des mesures pratiques à prendre à cette fin, comme l’élaboration et la promotion de codes de conduite contre le racisme dans le sport et de certificats internationaux pour les clubs et les associations sportives coopérant avec les programmes destinés à éradiquer dans le sport ; le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.

Nous devons également attribuer un rôle important aux sportifs, aux instances sportives et autres autorités compétentes, dans ce combat contre le racisme, notamment à travers l’organisation de campagnes de sensibilisation pour prévenir et combattre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance et dans le renforcement du message visant à l’élimination de ces fléaux dans le sport.

Mesdames messieurs,

Cette ambition d’éradiquer le racisme dans le sport s’adresse aussi aux sponsors dans le domaine du sport avec qui nous devons mettre au point des pratiques efficaces. Il est important que ce message passe et nous le ferons mieux passer avec l’assistance des instances sportives.

Je prie de mes vœux que notre rencontre d’aujourd’hui soit le déclencheur d’une coopération nouvelle ou renforcée entre tous les acteurs concernés, tel que nous y invite la Déclaration de Durban.

Enfin, mesdames et messieurs, permettez-moi de terminer mon propos par le rôle des ETATS qui, en première instance, ont l’obligation de réagir et de lutter contre l’impunité des auteurs d’actes à motivation raciale dans le sport, d’hostilité ou de violence, y compris d’actes d’incitation au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée.

C’est aux États qu’il appartient de prendre toutes les mesures appropriées, conformément à leur législation nationale et à leurs obligations internationales, pour prévenir, combattre et éliminer toutes les manifestations de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance dans le cadre de manifestations sportives, et de veiller à ce que les actes à motivation raciale soient punis par la loi, le cas échéant.

Mesdames messieurs,

Osons espérer que la flamme des droits de l’homme, bannière visible du Haut-commissariat aux droits de l’homme, puisse briller dans nos stades afin que le message noble qu’elle véhicule soit bien transmis aux amateurs de sport, pour un monde du sport expurgé du racisme.

Je vous remercie