dcsimg
Site en Anglais Site en Français Site en Espagnol Site en Russe Site en Arabe Site en Chinois Entête OHCHR


Header image for news printout

RDC : « Le respect des droits de l’homme, seule voie possible pour une stabilisation du pays », selon la Haut-Commissaire adjointe

KINSHASA/GENEVE (28 août 2013) - Au terme d’une visite de sept jours en République démocratique du Congo (RDC), la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Flavia Pansieri, a lancé mercredi un appel en faveur de la lutte contre l’impunité et pour le renforcement du respect des droits de l’homme, seule voie possible pour une stabilisation du pays.

« Il était important que mon premier déplacement en tant que Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme s’effectue en République démocratique du Congo (RDC), non seulement en raison de la situation très difficile des droits de l’homme dans ce pays, mais aussi pour rappeler l’engagement de mon organisation à aider les autorités et le peuple congolais à relever les nombreux défis qui existent dans ce domaine », a-t-elle dit.

« Ma visite intervient à un moment crucial dans la mobilisation des efforts en vue du retour d’une paix durable dans l’est de la RDC », a précisé la Haut-Commissaire adjointe. Présente à Goma le 22 et 23 août, alors que des combats reprenaient autour de la ville, Mme Pansieri a déploré les pertes en vies humaines occasionnées et rappelé que les frappes indiscriminées contre les civils constituaient une violation du droit international humanitaire.

« J’ai été particulièrement frappée par la situation des populations du Nord-Kivu et de l’Ituri », a déclaré Mme Pansieri. « Les habitants m’ont parlé de leur vulnérabilité, de leur situation socioéconomique précaire et des contraintes sécuritaires liées aux activités des groupes armés. J’ai également pu observer les conséquences néfastes de la présence très limitée des institutions étatiques sur place et de la fragilisation des structures coutumières traditionnelles. »

La Haut-Commissaire adjointe s’est également dite « alarmée par l’ampleur des violences sexuelles commises principalement par les groupes armés, mais aussi par les forces de défense et de sécurité et les civils. » Soulignant que « la perpétuation de telles violences exige une lutte acharnée contre l’impunité », elle a rappelé que de nombreuses victimes attendaient encore que justice leur soit rendue, notamment pour les cas de viols de Walikale, Bushani et Minova.

Lors de sa visite, Mme Pansieri s’est également rendue à Kitchanga, en territoire de Masisi. « J’ai pu prendre la mesure de l’impact dévastateur qu’ont les activités des groupes armés sur la vie des communautés locales, notamment les déplacements de population, les viols massifs, les exécutions sommaires et le dénuement consécutif à l’accaparement des terres et des ressources naturelles et minières », a-t-elle dit.

« L’état déplorable des centres de détention constitue un autre sujet majeur de préoccupation. Au cours de ma visite de la prison de Bunia, j’ai observé les conditions précaires du millier de détenus confinés dans un espace prévu pour accueillir 220 personnes », a indiqué la Haut-Commissaire adjointe. Elle a exhorté les responsables au niveau national et provincial à redoubler d’efforts pour réduire les cas de détentions préventives prolongées. « J’ai été encouragée par les premières mesures déjà prises par le ministère de la Justice et Droits humains pour améliorer la situation dans les prisons et je lui assure tout le soutien de notre Bureau dans le développement de son projet de réforme globale du système pénitentiaire », a-t-elle ajouté.

Face à ces nombreux défis, la Haut-Commissaire adjointe s’est déclarée encouragée par la détermination de ses interlocuteurs au sein du gouvernement, du parlement, des autorités judiciaires, et des forces de défense et de sécurité à améliorer la situation des droits de l’homme.

La Haut-Commissaire adjointe a ainsi salué les initiatives législatives concernant la protection des défenseurs des droits de l’homme. « La promulgation récente de la loi établissant une Commission nationale des droits de l’homme est une preuve de l’engagement de l’Etat congolais à renforcer le système national de protection et de promotion des droits de l’homme. J’encourage les autorités à rendre la Commission rapidement opérationnelle », a-t-elle déclaré.

Soulignant l’importance de l’appui de la communauté internationale, la Haut-Commissaire adjointe a noté l’engagement de la MONUSCO et de l’équipe pays des Nations Unies, tout en réitérant l’appui continu du Haut-Commissariat aux droits de l’homme pour une stabilisation durable de la RDC.

FIN

Pour accéder à la déclaration complète de la Haut-Commissaire adjointe (en français), prière de cliquer ici: http://www.ohchr.org/fr/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=13664&LangID=F

Pour toute information ou demande d’entretien, prière de contacter :
A Kinshasa: Lukas Knott (+ 243 8 2318 4901 / knott@un.org)
A Genève: Cécile Pouilly (+ 41 22 917 93 10 / cpouilly@ohchr.org) ou Liz Throssell (+ 41 22 917 9434 ou +41 79 201 01 15 / ethrossell@ohchr.org)
Pour en savoir plus sur le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme : http://www.ohchr.org/FR/Pages/WelcomePage.aspx

Droits de l’homme à l’ONU, suivez-nous sur les médias sociaux:
Facebook: https://www.facebook.com/unitednationshumanrights
Twitter: http://twitter.com/UNrightswire
Google+: google.com/+unitednationshumanrights
Storify: http://storify.com/UNrightswire
Youtube: http://www.youtube.com/UNOHCHR