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Journée internationale des victimes de disparition forcée

Disparitions forcées: les familles et les ONG luttant pour les droits des victimes ont besoin de soutien et de protection


GENEVE (28 août 2013) – Les familles et les groupes de la société civile qui œuvrent pour les droits des victimes de disparitions forcées ont besoin d’être protégés contre les menaces et les représailles et d’être soutenus dans leur travail, ont déclaré des experts indépendants des droits de l’homme des Nations Unies dans le cadre d’un appel conjoint lancé le 30 août, à l’occasion de la journée internationale pour les victimes de disparition forcée.*

« Dans leurs pays, les familles des disparus et les organisations non gouvernementales sont parfois les seules voix réclamant la vérité, la justice et des réparations pour les victimes et attirant l’attention sur le fléau des disparus sur le plan national et international », ont déclaré les experts du Comité des disparitions forcées et le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou Involontaires.

« En raison du rôle fondamental qu’ils jouent, plusieurs d’entre eux sont vulnérables aux intimidations et font face à des obstacles dans leur lutte pour prévenir et combattre les disparitions forcées », ont ajouté les experts.

Les témoignages d’un groupe de familles qui travaillent pour élucider le sort de leurs proches mets en lumière les risques encourus. « Peu après avoir soumis nos cas au Groupe de travail, des agents de police sont venus chez nous pour nous demander pourquoi nous avions intenté une procédure contre le Gouvernement», ont expliqué ces personnes.

«Nous faisons appel aux Etats de prendre ou de renforcer les mesures visant à protéger les familles et les groupes de la société civile qui travaillent sur des questions liées aux disparitions forcées, et de prévenir et punir tout acte d’intimidation, de persécution ou de représailles à leur égard », ont affirmé les experts.

La baisse des donations entrave sérieusement le travail des certaines ONG et associations de familles qui luttent pour la justice et soutiennent les proches des disparus.

« Nous sommes préoccupés par le fait que certaines organisations de la société civile travaillant dans ce domaine sont confrontées à de sérieuses contraintes dans la poursuite de leurs activités et que d’autres luttent pour survivre en raison de la diminution de leurs soutiens y compris financiers », ont précisé le Comité et le Groupe de travail.

Un manque de fonds peut avoir un effet dévastateur, particulièrement pour les ONG locales qui tentent d’assurer un soutien pour les familles.

« Nous devons parfois voyager plusieurs jours pour rejoindre les maisons des familles de victimes de disparitions forcées qui ont été harcelées. Le transport et les communications sont très chers. Si nous ne pouvons pas être en contact avec elles, comment pouvons-nous protéger ces familles? », a dit un groupe de la société civile.

« Aujourd’hui, nous rendons une nouvelle fois hommage aux proches des disparus, aux organisations de la société civile et à toutes ces femmes et hommes qui travaillent inlassablement pour les droits des victimes de disparitions forcées et pour éradiquer cette pratique odieuse », ont déclaré les membres du Groupe de travail et du Comité.

« Nous appelons Etats et les donateurs à renouveler leur engagement à lutter contre les disparitions forcées, en particulier en fournissant un soutien adéquat à ces groupes et individus qui jouent un rôle clef et travaillent si durement et si courageusement, » ont-ils conclu.

Regardez les experts sur la chaîne des droits de l’homme sur YouTube :
http://www.youtube.com/watch?v=qD_nE5xNoN4&feature=share&list=UU3L8u5qG07djPUwWo6VQVLA

FIN

*Le 30 août a été déclaré journée internationale pour les victimes de disparition forcée. Cette journée a été commémoré pour la première fois en 2011.
http://www.un.org/fr/events/disappearancesday/

Le Comité des disparitions forcées est formé de dix experts indépendants internationaux qui surveillent la mise en œuvre par les Etats membres de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. La Convention est entrée en vigueur en décembre 2010. Le président du Comité est M. Emmanuel Decaux (France). Les autres membres experts sont M. Mohammed Al-Obaidi (Irak), M. Mamadou Badio Camara (Sénégal), M. Santiago Corcuera (Méxique), M. Alvaro Garcé García Y Santos (Uruguay), M. Luciano Hazan (Argentine), M. Rainer Huhle (Allemagne), Mme. Suela Janina (Albanie), M. Juan José López Ortega (Espagne) et M. Kimio Yakushiji (Japon).

Pour plus d’information, veuillez consulter :
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/CED/Pages/CEDIndex.aspx

Le Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires a été établi en 1980 pour aider les familles des personnes disparues à connaître le sort ou l’emplacement de leurs disparus. Il travaille étroitement avec des gouvernements soucieux d’assurer que les cas individuels fassent l’objet d’une enquête. Le Groupe de travail, composé de cinq experts indépendants, continue de traiter des cas de disparitions forcées jusqu’à ce qu’ils soient résolus. Jusqu’à ce jour, il a examiné quelque 55 000 cas, dont 10 000 ont été résolus. Le Groupe de travail est composé de cinq experts indépendants de toutes les régions du monde. Le Président-Rapporteur est M. Olivier de Frouville (France) et le Vice-Président-Rapporteur est M. Osman El-Hajjé (Liban). Les autres membres sont M. Ariel Dulitzky (Argentine), Mme. Jasminka Dzumhur (Bosnie-Herzégovine), et M. Jeremy Sarkin (Afrique du Sud).

Pour plus d’informations sur le Groupe de travail, cliquez ici :
http://www.ohchr.org/FR/Issues/disparitions/Pages/DisappearancesIndex.aspx

Pour toute information sur le Groupe de travail, prière de contacter :
Michelle Erazo (+41 22 917 94 / wgeid@ohchr.org )

Pour toute information sur le Comité, prière de contacter :
Maria Giovanna Bianchi (+41 22 917 9189/ mgbianchi@ohchr.org)

Pour toute demande relative aux médias, prière de contacter:
Liz Throssell, chargée des relations avec la presse – Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (+41 22 917 9434 ou +41 79 752 0488 / ethrossell@ohchr.org)

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