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Le Conseil des droits de l’homme a clos les travaux de sa vingt-sixième session extraordinaire

COMMUNIQUÉ FINAL

Il a adopté une résolution réaffirmant le mandat de la Commission sur la situation des droits de l'homme au Soudan du Sud

GENEVE (14 décembre 2016) - Le Conseil des droits de l'homme a tenu, aujourd'hui, une session extraordinaire – sa vingt-sixième depuis sa création en 2006 – consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme au Soudan du Sud et à l'issue de laquelle il a adopté une résolution dans laquelle il a décidé de réaffirmer le mandat de la Commission sur les droits de l'homme au Soudan du Sud en mettant de nouveau l’accent sur la nécessité d’établir les faits et les circonstances des allégations de violations de droits de l’homme afin d’assurer que les responsables aient à rendre des comptes.

Dans cette résolution, le Conseil demande à ladite Commission, en réponse à la présente session extraordinaire, dès que possible et en collaboration avec l’ensemble du système des Nations Unies, de suggérer des recommandations prioritaires à l’intention du Gouvernement de la République du Soudan du Sud quant à la manière de mettre fin aux violences sexuelles et sexistes et exhorte les acteurs pertinents des Nations Unies d’aider à leur mise en œuvre selon qu’il convient.  Le Conseil exhorte en outre le Gouvernement de la République du Soudan du Sud à nommer un représentant spécial sur la violence sexuelle et sexiste. 

À l’ouverture de la session, ce matin, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein, a souligné que toutes les parties au conflit sont coupables de ces violations des droits de l'homme, y compris les forces gouvernementales.  Toutes les conditions sont en place pour que le conflit dégénère en conflit ethnique; mais le scénario du pire peut encore être évité, a déclaré M.  Zeid.

La Présidente de la Commission sur les droits de l'homme au Soudan du Sud, Mme Yasmin Sooka, a pour sa part souligné que la famine était en outre aux portes du pays, avant d’affirmer que le Soudan du Sud est à deux doigts d'une guerre civile ethnique sans merci qui pourrait déstabiliser toute la région.  La communauté internationale doit agir maintenant, a-t-elle déclaré, après avoir indiqué que « la récente visite de la Commission au Soudan du Sud suggère qu'un processus de nettoyage ethnique régulier est en cours dans certaines parties du pays». 

M. Adam Dieng, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide, a estimé qu'il y avait un risque imminent et réel d'escalade de la violence entre les ethnies avec un potentiel de génocide, avant de se dire convaincu qu'il fallait un embargo sur les armes pour réduire le risque de perpétuation d'atrocités. 

La Présidente du Comité de coordination des procédures spéciales, Mme Yanglee Lee, a quant à elle souligné que la spirale des violations des droits de l'homme s'est accélérée depuis la crise politique de juillet 2016 et que tous ces actes se produisent dans un contexte croissant de polarisation ethnique et d'impunité totale.

Le Soudan du Sud a pour sa part indiqué être, en tant que pays membre des Nations Unies, disposé à travailler avec les mécanismes des Nations Unies sur les droits de l'homme. 

La tenue de cette vingt-sixième session extraordinaire s'est faite à la demande des États-Unis, avec le soutien de 16 États membres du Conseil et, au total, de plus d’une quarantaine de délégations.

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Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel