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Mise en lumière du recours à la détention pratiqué par la Hongrie, alors que le Sous-comité des Nations Unies pour la prévention de la torture conclut sa visite

GENÈVE (31 mars 2017) – La Hongrie doit remédier sans délai au recours excessif à la détention a déclaré le Sous-comité pour la prévention de la torture (SPT), vendredi, à l'issue d'une visite de 11 jours dans le pays.

«Nous demandons instamment au gouvernement hongrois de trouver des alternatives à la détention,» a déclaré Mari Amos, la chef de délégation. «Nous avons également partagé avec le gouvernement nos vives inquiétudes concernant la loi votée récemment qui permettrait à la Hongrie d'emprisonner tous les demandeurs d'asile en milieu fermé pendant une période prolongée. Nous proposerons des recommandations à ce sujet dans notre rapport confidentiel aux autorités.»

Les experts ont accompagné les membres de l'organisme national indépendant, connu sous le nom de Mécanisme national de prévention, lors de leur visite au centre de détention provisoire à Budapest. «Le SPT encourage le gouvernement à mettre à disposition les ressources nécessaires et à renforcer les pouvoirs légaux du mécanisme afin de lui permettre de poursuivre et d'étendre son précieux travail,» a ajouté la chef de délégation.   

Ces commentaires ont été exprimés par le SPT à l'issue de sa visite en Hongrie, au cours de laquelle une délégation de quatre membres a présenté aux autorités hongroises ses observations préliminaires confidentielles sur les moyens de renforcer la protection des personnes privées de leur liberté face à la torture et aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La délégation du SPT a visité plusieurs sites de détention, y compris à Budapest, Debrecen et Szeged, et elle a rencontré les autorités gouvernementales ainsi que des représentants des Nations Unies et de la société civile.

La délégation du SPT était en Hongrie du 20 au 31 mars 2017 et comprenait: Mari Amos (Chef de délégation), Arman Danielyan, Aneta Stanchevska et Nora Sveaass.

La Hongrie a ratifié le Protocole facultatif en 2012.

FIN

Contexte:

Le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a été ratifié par 83 pays à ce jour. Le SPT communique ses recommandations et ses observations aux États et, si nécessaire, aux mécanismes nationaux de prévention, au moyen d'un rapport confidentiel. Néanmoins, les États parties sont encouragés à demander au SPT qu'il rende ces rapports publics.

Le SPT est composé de 25 experts indépendants et impartiaux provenant de différentes régions du monde. Pour de plus amples informations sur le mandat du Sous-comité, veuillez consulter: http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/OPCAT/Pages/OPCATIndex.aspx

Pour de plus amples informations et les demandes des médias, veuillez contacter:
Hongrie: Armen Avetisyan, +41 79 752 0481 / aavetisyan@ohchr.org
Genève: Nicoleta Panta, +41 22 917 9310 / npanta@ohchr.org

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