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Le Kenya doit prendre des mesures pour garantir des élections pacifiques, affirment des experts des Nations Unies à la veille du scrutin

GENEVE (7 août 2017) – Le gouvernement du Kenya doit inviter toutes les parties à respecter les normes de conduite les plus rigoureuses avant, pendant et après les élections de mardi afin d’éviter que les violences de 2007 ne se reproduisent, ont exigé trois experts des Nations Unies.

" Nous appelons les autorités kenyanes à faire tout leur possible pour assurer des élections pacifiques et un scrutin libre et équitable demain, " ont déclaré Annalisa Ciampi, Rapporteuse spéciale sur la liberté de réunion pacifique et d’association, Michel Forst, Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme et Agnès Callamard, Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires.

" Le respect des libertés et des droits fondamentaux - notamment, le droit de vote, les libertés d’expression, d’association et de réunion sont la clé d’élections libres et équitables et d’une bonne participation de la population, " ont-ils indiqué dans une déclaration commune à la veille des élections générales du pays.

Ils ont déclaré que, depuis 2007, le Kenya avait réalisé d’importants progrès dans la consolidation de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit et indiqué que le pays avait pris d’importantes mesures afin d’apaiser les tensions de manière pacifique dans le contexte des élections.

" Néanmoins, à la lumière des récents cas de violence politique, de la montée des discours de haine et des tensions existantes, nous insistons sur la nécessité pour toutes les personnes impliquées dans le processus de s’engager à favoriser un comportement pacifique pendant et après les élections, " ont-ils dit.

" Nous appelons également leurs partisans à conserver un comportement pacifique et à s’abstenir de toute incitation à la violence, " ont-ils ajouté.

Les Rapporteurs spéciaux ont salué la promesse du gouvernement de ne pas couper Internet et invité les autorités à faire en sorte que les médias et la société civile puissent rendre compte du scrutin et l’examiner librement.

Ils ont également souligné la responsabilité des forces de sécurité dans l’organisation d’élections pacifiques et dans l’instauration d’un dialogue constructif avec les manifestants afin de désamorcer toute tension.

" Si l’une des manifestations tourne à la violence, les principes de précaution, de légalité, de nécessité et de proportionnalité devront être respectés en toutes circonstances, " ont-ils précisé.

" Ces principes constituent la pierre angulaire d’élections pacifiques et sont indispensables au maintien d’un environnement propice au dialogue et à la sécurité des personnes qui se sont déplacées pour exprimer leur opinion de manière pacifique, " ont conclu les experts.

La nouvelle Rapporteuse spéciale sur la liberté de réunion pacifique et d’association, Mme Annalisa Ciampi, le Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, M. Michel Forst, et la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Mme Agnès Callamard, font partie de ce que l’on nomme les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme " procédures spéciales ", qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme. Les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales sont des experts des droits de l’homme indépendants nommés par le Conseil des droits de l’homme, qui s’occupent de la situation particulière d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation. Ils siègent à titre personnel et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail.

Droits de l’homme, Nations Unies, page d’accueil du pays: Kenya

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