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Le Comité pour l'élimination de la Discrimnation Raciale ouvre les travaux de sa quatre-vingt-dix-neuvième session

5 août 2019 - Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale a ouvert, ce matin, les travaux de sa quatre-vingt-dix-neuvième session – qui se tient jusqu'au 29 août dans la salle XVI du Palais des Nations à Genève – en adoptant son programme de travail et son ordre du jour, et en entendant une déclaration de M. Ibrahim Salama, Chef de la Branche des traités relatifs aux droits de l’homme au Haut-Commissariat aux droits de l'homme.

M. Salama a constaté que le Comité continuait d’être confronté à de grands défis du fait de la persistance à travers le monde de nombreuses manifestations de discrimination raciale, souvent fondées sur des stéréotypes raciaux et conduisant à la haine raciale, à la xénophobie, au racisme et à l’intolérance ; il a donc invité les membres du Comité à rester mobilisés pour aider les Etats parties à lutter contre ces phénomènes.

S’agissant de l'examen prévu pour 2020 de l’ensemble du système des organes conventionnels, M. Salama s’est inquiété du manque de ressources financières et des restrictions imposées en 2019, rappelant que cela pourrait se traduire par l’annulation de sessions des organes conventionnels prévues en fin d’année. En réaction à ces coupes budgétaires sans précédent, les présidents des organes de traités ont lancé un appel à trouver des solutions pour veiller à ce que les comités puissent s’acquitter de leur mandat sans restriction, a-t-il indiqué. Ces derniers mois, a ajouté M. Salama, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme et le Secrétaire Général ont fait de leur mieux pour réduire l’impact des coupes budgétaires sur les organes conventionnels.

Quant à la 31e réunion annuelle des présidents des organes conventionnels, qui s’est tenue en juin dernier à New York, elle s’est notamment penchée sur l’avenir du système et sur les progrès accomplis en ce qui concerne la mise en œuvre des Principes directeurs de San José relatifs à la lutte contre l’intimidation ou les représailles et des Principes directeurs d’Addis-Abeba relatifs à l’indépendance et à l’impartialité des membres des organes conventionnels, a poursuivi M. Salama, avant d’encourager les organes de traités à continuer à travailler sur la révision de leurs méthodes de travail.

M. Salama a ensuite indiqué qu’au cours de sa douzième session, qui s’est achevée récemment, le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones avait adopté deux rapports particulièrement pertinents du point de vue du mandat et du travail du Comité : le premier porte sur les spécificités autochtones en matière de migrations, de frontières et de déplacements de population ; et le second établit des principes directeurs concernant la reconnaissance (y compris la reconnaissance des peuples autochtones), la réparation et la réconciliation (notamment en rapport avec des injustices présentes et passées).

M. Salama a également attiré l’attention des membres du Comité sur le rapport présenté, lors de la dernière session du Conseil des droits de l'homme, par le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée – un rapport qui analyse les liens entre les industries extractives et l’inégalité raciale structurelle.

Durant cette 99ème session, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale examinera successivement les rapports présentés par la Pologne, El Salvador, le Mexique, l’État de Palestine, l’Islande, la Mongolie et la Tchéquie concernant la mise en œuvre, par ces pays, de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

Demain après-midi, à 15 heures, le Comité entamera l’examen du rapport de la Pologne.

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Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

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