Bref historique du HCDH

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a vu le jour dans les années 1940 sous la forme d’une petite division au Siège de l’Organisation des Nations Unies. La division a par la suite été transférée à Genève et est devenue le Centre pour les droits de l’homme dans les années 1980. La Déclaration et le Programme d’action de Vienne, adoptés lors de la Conférence mondiale sur les droits de l’homme (14-25 juin 1993), ont permis de formuler des recommandations concrètes en vue de renforcer et d’harmoniser les capacités de suivi des Nations Unies en matière de droits de l’homme. Ce document a préconisé la mise en place d’un poste de Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme par l’Assemblée générale, qui a ensuite créé ce poste le 20 décembre 1993 (résolution A/RES/48/141).

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La croissance de la structure et des activités du HCDH est allée de pair avec l’augmentation du mouvement des droits de l’homme depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948. Considérée comme « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations », la Déclaration a défini pour la première fois dans l’histoire de l’humanité les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels fondamentaux dont tous les êtres humains doivent jouir, sans distinction. Les notions de non-discrimination et d’égalité ont été progressivement réaffirmées en tant que principes fondamentaux du droit international des droits de l’homme et éléments essentiels de la dignité humaine.

À l’heure actuelle, la législation internationale des droits de l’homme continue de s’élargir et de nouvelles normes relatives aux droits de l’homme s’appuyant sur la Déclaration universelle voient le jour afin de répondre aux nouveaux enjeux en matière de droits de l’homme. Au XXIe siècle, le HCDH a contribué à assurer une meilleure protection des droits de groupes marginalisés de la population tels que les peuples autochtones, les personnes âgées, les personnes handicapées et les personnes faisant partie de la communauté LGBTI. Le HCDH a également mis en avant le lien qui existe entre les droits de l’homme et les changements climatiques.

Au fil du temps, un certain nombre d’organismes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme ont été créés en vue de répondre aux difficultés changeantes en matière de droits de l’homme. Ces organismes dépendent du personnel du HCDH pour exercer leurs fonctions, tant en matière de soutien technique que pour les services de secrétariat. Ils comprennent le Conseil des droits de l’homme et ses experts indépendants chargés de questions thématiques ou de pays spécifiques dans le cadre des procédures spéciales, ainsi que les dix principaux organes conventionnels et leurs experts indépendants, qui veillent à ce que les pays respectent leurs obligations conventionnelles.

Les droits de l’homme sont devenus un élément central de la conversation mondiale sur la paix, la sécurité et le développement. L’intégration du personnel de l’ONU chargé des droits de l’homme dans les opérations de maintien de la paix a permis d’améliorer considérablement la capacité des Nations Unies à prévenir les violations des droits de l’homme et à y répondre. Le fait que les violations graves des droits de l’homme ne doivent pas rester impunies fait également l’objet d’un consensus. La création de la Cour pénale internationale en 1998 par le Statut de Rome a permis de traduire en justice les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Nous sommes de plus en plus conscients que les entreprises ont elles aussi des responsabilités en matière de droits de l’homme. En 2011, le Conseil des droits de l’homme a adopté les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme dans le but de mettre en œuvre le cadre « protéger, respecter et réparer » de l’ONU, en fournissant pour la première fois une norme mondiale pour prévenir les risques liés aux effets préjudiciables de l’activité commerciale sur les droits de l’homme et y remédier.