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Le HCDH et la bonne gouvernance

« Notre promesse de parvenir à un développement durable et notre obligation de respecter les droits de l’homme nous obligent à prendre enfin des mesures sévères contre la corruption – tant en ce qui concerne la confiscation de ce qui devrait être des biens communs que la facilitation des abus de pouvoir à des fins privées. »

–Michelle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
Forum européen d’Alpbach, le 1er septembre 2020

Bonne gouvernance et droits de l'homme

La bonne gouvernance est le processus par lequel les institutions publiques conduisent des affaires publiques, gèrent des ressources publiques et garantissent la réalisation des droits de l'homme sans abus ni corruption, et dans le respect de l'état de droit. Le véritable test d'une bonne gouvernance est la mesure dans laquelle elle tient ses promesses en matière de droits de l'homme : droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. En savoir plus sur la bonne gouvernance et les droits de l'homme.

Le prix de la corruption

Chaque année, 1 000 milliards de dollars sont versés en pots de vin et on estime à 2 600 milliards de dollars le coût de la corruption, une somme équivalente à plus de 5 % du PIB mondial. Dans les pays en développement, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) estime que les fonds perdus en raison de la corruption sont dix fois plus élevés que le montant de l'aide publique au développement. La corruption est un crime grave qui porte atteinte au développement socioéconomique de toutes les sociétés. Aucun pays, aucune région, ni aucune communauté n'est à l'abri.

Les Nations Unies luttent contre ce fléau mondial grâce à des initiatives comme la campagne mondiale lancée par le PNUD et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). La Convention des Nations Unies contre la corruption, adoptée en 2003, est le seul instrument universel et juridiquement contraignant de lutte contre la corruption. En savoir plus sur la corruption et les droits de l'homme.

Le travail du HCDH sur la bonne gouvernance

Le HCDH collabore avec les États, les institutions nationales des droits de l'homme et la société civile pour encourager un environnement qui respecte et protège les droits de l'homme à travers une bonne gouvernance. Cela consiste à garantir que les cadres juridiques, les institutions, ainsi que les processus politiques, administratifs et de gestion répondent aux besoins de la population et respectent leurs droits. Les normes relatives aux droits de l'homme fournissent un ensemble de valeurs visant à orienter le travail des gouvernements et d'autres acteurs politiques et sociaux, et veillent à ce que ces derniers puissent être tenus responsables.

Derniers rapports, publications et ressources

Praia Handbook on Governance Statistics (2020) : conçu par le Praia City Group et établi sous les auspices de la Commission de statistique des Nations Unies. Le HCDH a pris part à cet effort collectif, en particulier en menant le travail sur le chapitre transversal portant sur les droits de l'homme et sur le chapitre spécifique sur la non-discrimination et l'égalité.
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Défis rencontrés et meilleures pratiques appliquées par les États pour intégrer les droits de l'homme dans leurs stratégies et politiques nationales de lutte contre la corruption, notamment en ce qui concerne les acteurs non étatiques, comme le secteur privé
Consulter la page consacrée au rapport* | Consulter le rapport A/HRC/44/27

The human rights case against corruption (2013) :  fournit des bases utiles pour mener des activités de plaidoyer contre la corruption reposant sur les droits. Ce document s'adresse aux personnes qui s'intéressent à la lutte contre les effets négatifs de la corruption sur l'exercice de tous les droits de l'homme.
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Good Governance practices for the protection of human rights (2007) : 21 études de cas de réformes de la gouvernance qui ont aidé à mieux protéger les droits de l'homme.
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