Présentation du mandat

Right to food - photo decorationLors de sa cinquante-sixième session, la Commission sur les droits de l’homme a adopté la résolution 2000/10 le 17 avril 2000, dans laquelle elle a décidé de nommer un Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation pour mandat de trois ans, afin de répondre pleinement à la nécessité d’adopter une approche intégrée et coordonnée de la promotion et de la protection du droit à l’alimentation. La Commission des droits de l’homme a été remplacée par le Conseil des droits de l’homme par la résolution 60/251 de l’Assemblée générale du 15 mars 2006. Le mandat du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation a été prorogé par le Conseil des droits de l’homme par les résolutions 6/2 (2007), 13/4 (2010), 22/9 (2013), 31/10 (2016) et 32/8 (2016).

Conformément à la résolution 6/2 du Conseil des droits de l’homme, les aspects suivants relèvent du mandat du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation :

(a) Promouvoir la réalisation complète du droit à l’alimentation et l’adoption de mesures aux niveaux national, régional et international visant à assurer la réalisation du droit de chacun à une alimentation suffisante et du droit fondamental qu’a toute personne de ne pas souffrir de la faim, de façon à pouvoir développer pleinement ses capacités physiques et mentales et les conserver.

(b) Examiner les moyens de surmonter les obstacles anciens ou nouveaux qui entravent la réalisation du droit à l’alimentation.

(c) Continuer d’intégrer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes et de tenir compte de l’âge dans les activités relevant de son mandat, étant donné que les femmes et les enfants sont touchés de façon disproportionnée par la faim, l’insécurité alimentaire et la pauvreté.

(d) Soumettre des propositions qui pourraient contribuer à atteindre l’Objectif 1 du Millénaire pour le développement, consistant à réduire de moitié d’ici à 2015 la proportion de personnes qui souffrent de la faim, ainsi qu’à la réalisation du droit à l’alimentation, en particulier en tenant compte du rôle de la coopération et de l’aide internationales pour renforcer les actions nationales visant à mettre en œuvre des politiques de sécurité alimentaire durables.

(e) Présenter des recommandations sur les mesures qui peuvent être prises en vue d’assurer progressivement la pleine réalisation du droit à l’alimentation, notamment des mesures visant à faire en sorte que chacun soit à l’abri de la faim et puisse, le plus rapidement possible, exercer pleinement le droit à l’alimentation, compte tenu des leçons tirées de la mise en œuvre de plans nationaux de lutte contre la faim.

(f) Travailler en étroite coopération avec tous les États, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’avec les autres acteurs représentant un éventail aussi large que possible d’intérêts et d’expériences, dans le cadre de leurs mandats respectifs, afin de tenir pleinement compte de la nécessité de promouvoir la réalisation effective du droit à l’alimentation pour tous, notamment dans le contexte des négociations en cours dans différents domaines.

(g) Continuer à participer et à contribuer à des conférences et manifestations internationales pertinentes en vue de promouvoir la réalisation du droit à l’alimentation.