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Le HCDH et le cadre « La foi pour les droits »

« Nous espérons que le cadre "La foi pour les droits" incitera également des recherches interdisciplinaires sur des questions liées à la foi et aux droits. Une exploration plus approfondie des fondements éthiques et spirituels fournis par les religions et les croyances peut aider à réfuter le mythe selon lequel les droits de l'homme sont uniquement des valeurs occidentales. Au contraire : le programme des droits de l'homme est ancré dans les cultures du monde entier. Le respect de la vie humaine, la dignité humaine, le bien-être et la justice sont communs à nous tous. La "foi" peut en effet défendre les "droits" de façon à ce que ces deux aspects se renforcent mutuellement. » 

Haute-Commissaire Michelle Bachelet*

Le cadre « La foi pour les droits »* (PDF) permet de mener une réflexion et des actions interdisciplinaires sur les liens profonds et mutuellement enrichissants entre les religions et les droits de l'homme. Il a pour objectif de favoriser le développement de sociétés pacifiques, qui défendent la dignité humaine et l'égalité pour tous et où la diversité n'est pas seulement tolérée, mais aussi pleinement respectée et célébrée.

Dans son message vidéo, l'ancien Haut-Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein a souligné que les dirigeants religieux peuvent jouer un rôle de premier ordre dans la défense des droits de l'homme, compte tenu de leur influence considérable sur le cœur et l'esprit de millions de personnes. Le Plan d'action de Rabat de 2012 sur l'interdiction de l'appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence, a déjà énoncé certaines des responsabilités fondamentales des dirigeants religieux contre l'incitation à la haine. Élargissant ces responsabilités à l'ensemble complet des droits de l'homme, les acteurs religieux et de la société civile participant à l'atelier du HCDH des 28 et 29 mars 2017 ont adopté la Déclaration de Beyrouth et ses 18 engagements sur « La foi pour les droits ».


Vidéo


Déclaration de Michelle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

Déclaration de Beyrouth

La Déclaration de Beyrouth considère que tous les croyants – qu'ils soient théistes, non théistes, athées ou autres – doivent unir leurs efforts et leurs cœurs pour trouver comment la « foi » peut défendre plus efficacement les « droits » afin que ces deux aspects se renforcent mutuellement. Le sentiment religieux et les croyances individuelles et collectives peuvent s'exprimer et se développer là où les droits de l'homme sont protégés. Réciproquement, les droits de l'homme peuvent tirer profit des fondements éthiques et spirituels profondément enracinés dans les religions ou croyances.

Plutôt que de se concentrer sur les clivages théologiques et doctrinaux, la Déclaration de Beyrouth favorise l'identification de bases communes entre toutes les religions et toutes les croyances afin de protéger la dignité et l'égale valeur de tous les êtres humains. Elle s'adresse aux personnes du monde entier, en vue de promouvoir des sociétés solidaires, pacifiques et respectueuses grâce à une plateforme commune tournée vers l'action et ouverte à tous.

Télécharger la Déclaration de Beyrouth (PDF) en albanais, allemand, anglais, arabe, français, grec, portugais, russe, serbe et turc.

Les 18 engagements concernant « La foi pour les droits »

La Déclaration de Beyrouth s'accompagne de 18 engagements sur « La foi pour les droits » et d'actions de suivi correspondantes. Ces engagements consistent notamment à :

  • éviter l'utilisation de la notion de « religion d'État » qui pourrait favoriser une discrimination entre les individus ou les groupes ;
  • revisiter les interprétations religieuses qui semblent perpétuer l'inégalité de genre et les stéréotypes malveillants ou qui justifieraient même une violence fondée sur le genre ;
  • protéger les droits de toutes les personnes appartenant à des minorités ;
  • dénoncer publiquement toutes les instances d'incitation à la haine qui attisent la violence, la discrimination ou l'hostilité ;
  • suivre les interprétations, les déclarations ou autres opinions religieuses qui sont manifestement en conflit avec les normes universelles des droits de l'homme ;
  • s'abstenir d'opprimer les voix dissidentes et exhorter les États à abroger toute loi existante contre le blasphème ou l'apostasie ;
  • revoir les programmes d'études, le matériel pédagogique et les manuels ;
  • s'engager auprès des enfants et des jeunes victimes ou vulnérables à la violence au nom de la religion.

Télécharger les 18 engagements relatifs à « La foi pour les droits » (PDF) : albanais, allemand, anglais, arabe, français, grec, portugais, russe, serbe, et turc.

Boîte à outils « La foi pour les droits »

La boîte à outils « La foi pour les droits »* (PDF), lancée en ligne* en janvier 2020, traduit le cadre « La foi pour les droits » en programmes pratiques d'apprentissage entre pairs et de renforcement des capacités. Il contient 18 modules d'apprentissage qui reflètent chacun des engagements relatifs à « La foi pour les droits ». Ces modules offrent des idées concrètes d'exercices d'apprentissage, par exemple pour partager des expériences personnelles, rechercher des citations supplémentaires sur la foi ou fournir des exemples stimulants d'expression artistique. Cette boîte à outils peut être adaptée par les animateurs de manière à ce que les modules correspondent au contexte spécifique des participants. Elle s'appuie sur une multitude d'outils semblables provenant de plusieurs organismes de l'ONU. Elle propose également plusieurs cas pouvant faire l'objet d'un débat, permettant ainsi d'améliorer les compétences des acteurs religieux à gérer la diversité religieuse dans des situations concrètes, dans le but d'atteindre les objectifs de « La foi pour les droits ».

La Haute-Commissaire Michelle Bachelet a souligné que le cadre « La foi pour les droits » vise à transformer les messages de miséricorde, de compassion et de solidarité en projets confessionnels intercommunautaires en faveur de changements sociaux, environnementaux et en matière de développement (voir son message vidéo* lors d'une réunion d'ACT Alliance*). Dans un communiqué de presse*, la Haute-Commissaire a souligné l'importance de la collaboration entre les gouvernements, les autorités religieuses et un large éventail d'acteurs de la société civile pour le respect de la dignité humaine et de l'égalité pour tous. Elle a également indiqué se réjouir de « voir le cadre "La foi pour les droits" traduit en un ensemble d'outils pratiques de sensibilisation et de programmes de renforcement des capacités » (voir sa déclaration durant le Sommet mondial sur la religion, la paix et la sécurité* en avril 2019).

Le cadre « La foi pour les droits » en action

Rabat OHCHR
La Déclaration de Beyrouth et ses 18 engagements concernant « La foi pour les droits » ont été mentionnés et utilisés par de nombreux organismes des Nations Unies, acteurs religieux et organisations de la société civile. En savoir plus...


Faith for RightsSi vous avez des questions ou souhaitez faire partie des défenseurs de la Déclaration de Beyrouth et de ses 18 engagements, veuillez envoyer un courriel à faith4rights@ohchr.org
Télécharger le rapport complet et les perspectives sur « La foi pour les droits »* (PDF)
Télécharger la fiche sur le cadre « La foi pour les droits » (PDF) 
Télécharger un résumé des 18 engagements :
 arabeanglaisfrançais ou calligraphies (PDF)
Télécharger une compilation des normes des droits de l'homme pour les acteurs religieux en arabe (PDF)