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Rapporteur spécial sur l'extrême pauvreté et les droits de l’homme

Le Rapporteur spécial est un expert indépendant, nommé par le Conseil des droits de l’homme, chargé d’examiner la situation d’un pays ou un thème particulier lié aux droits de l’homme et d’en rendre compte. Il s’agit d’une fonction honoraire qui ne fait pas de l’expert un membre du personnel de l’ONU et pour laquelle il ne perçoit aucune rémunération.

Depuis 1979, des mécanismes spéciaux ont été établis par l’ONU pour examiner la situation dans certains pays ou des thèmes particuliers dans l’optique des droits de l’homme. La Commission des droits de l’homme, remplacée par le Conseil des droits de l’homme, en juin 2006, a chargé des experts d’étudier certaines questions relatives aux droits de l’homme. Ces experts constituent ce qui est connu sous le nom de mécanismes ou mandats de l’ONU en matière de droits de l’homme, ou de système des procédures spéciales.

Pour plus d’informations sur les Rapporteurs spéciaux, veuillez consulter la page des procédures spéciales. 

Extrême pauvreté et droits de l’homme

De nos jours, près de la moitié de la population des pays en développement vit dans l’extrême pauvreté et se voit refuser des droits fondamentaux tels que le droit à un niveau de vie suffisant, y compris le droit à l’alimentation et le droit au logement, le droit au meilleur état de santé physique et mentale possible et le droit à l’éducation.

Les personnes qui vivent dans la pauvreté dans le monde entier sont souvent socialement exclues et écartées du pouvoir et des processus politiques.
Leur droit de participer effectivement aux affaires publiques est souvent ignoré.

L’élimination de l’extrême pauvreté n’a rien à voir avec la charité: il s’agit d’une question relative aux droits de l’homme qui revêt un caractère d’urgence. Les États ont l’obligation juridique de réaliser les droits de l’homme pour tous, en priorité pour les plus vulnérables, notamment ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté.

Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme

Le mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme a été établi pour évaluer le lien entre la jouissance des droits de l’homme et l’extrême pauvreté. Le Conseil des droits de l’homme charge ainsi l’expert en question d’examiner les initiatives prises pour promouvoir et protéger les droits des personnes vivant dans l’extrême pauvreté et de faire rapport aux États membres sur ce point.

Objectifs du mandat

Par ses résolutions 8/11 et 17/13, le Conseil des droits de l’homme demande au Rapporteur spécial:

  • De recenser les moyens de supprimer tous les obstacles, notamment institutionnels, qui entravent le plein exercice des droits de l’homme des personnes vivant dans l’extrême pauvreté et de recenser les mesures efficaces prises pour promouvoir leurs droits.
  • De formuler des recommandations sur la façon dont les personnes vivant dans l’extrême pauvreté peuvent participer à la définition des mesures les concernant.
  • D’étudier l’impact de la discrimination et d’accorder une attention particulière à la situation des femmes, des enfants et des autres groupes vulnérables, notamment les personnes handicapées qui vivent dans l’extrême pauvreté.
  • De participer à l’évaluation de la mise en œuvre de la deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté et de soumettre des recommandations relatives à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier de l’objectif 1.
  • De développer la coopération avec les organes des Nations Unies s’occupant de ce sujet et de continuer de participer aux conférences internationales pertinentes sur l’extrême pauvreté.

Activités principales

Dans le cadre de son mandat, le Rapporteur spécial:

  • Effectue des visites de pays*;
  • Répond aux informations reçues concernant la situation des personnes vivant dans l’extrême pauvreté en matière de droits de l’homme;
  • Noue un dialogue constructif avec les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et d’autres acteurs concernés en vue de recenser les moyens de supprimer tous les obstacles au plein exercice des droits de l’homme pour les personnes vivant dans l’extrême pauvreté.
  • Soumet des rapports annuels* au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale sur les activités menées dans le cadre de son mandat.
  • Communique avec les États et d’autres parties concernées au sujet d’allégations de violation des droits de l’homme de personnes vivant dans l’extrême pauvreté et d’exclusion sociale (voir Plaintes individuelles), ainsi que d’autres questions liées au mandat.

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