À propos de l’assistance apportée aux victimes de la torture grâce au Fonds

Le Fonds vient en aide à des milliers de victimes de la torture et les membres de leur famille à reconstruire leur vie en leur offrant des recours immédiats et accessibles.

Pour ce faire, il accorde des subventions à ceux qui travaillent sur le terrain en fournissant une aide directe aux victimes de la torture, notamment les organisations de la société civile, les associations dirigées par des survivants, les centres de réadaptation et les cabinets d’avocats d’intérêt public.

L’assistance aux victimes de la torture n’est pas une question de charité : il s’agit d’une obligation juridique inscrite dans un droit opposable en vertu de l’article 14 de la Convention contre la torture.

Le Fonds et ses bénéficiaires comblent d'importantes lacunes dans les services publics et permettent aux victimes de la torture d’exercer leurs droits à une réparation et à la réadaptation.

La résolution 22/21 du Conseil des droits de l’homme sur la réadaptation des victimes de la torture (mars 2013) fournit des informations à ce sujet.

Types d’assistance directe

Les bénéficiaires du Fonds fournissent de nombreux types de services différents et la priorité est donnée aux projets qui fournissent un soutien global pour faciliter la guérison des individus, de leurs familles et des communautés.

Assistance médicale

Les services médicaux traitent les répercussions physiques des actes de torture et servent à soulager leurs symptômes. Une fois le diagnostic établi par un professionnel de la santé, ces services peuvent prendre la forme d’un traitement conventionnel, de soins traditionnels et complémentaires et d’un traitement psychiatrique.

Les subventions peuvent couvrir entre autres les frais d'honoraires de médecins, d'analyses de laboratoire, d'ambulance, de clinique mobile, d'expertise médicale pour les tribunaux, de médicaments et de chirurgie.  

Assistance psychologique

  • Les services psychologiques permettent aux victimes de surmonter le profond traumatisme de la torture et facilitent leur réintégration dans la société. Il peut s'agir notamment de thérapies individuelles, familiales ou de groupe, d'approches cliniques, psychanalytiques, comportementales, ergothérapiques ou autres, de médiation ou encore d'acupuncture.

Les subventions sont par exemple utilisées pour payer les honoraires des professionnels de la santé mentale, l'orientation vers des spécialistes, les frais d'interprétation, la préparation des procès et le matériel pour l'art-thérapie.

Picture: Atelier peinture de Claire Harel, association Mana, France
Atelier peinture de Claire Harel, association Mana, France

Assistance sociale

Les services sociaux veillent à ce que les victimes puissent répondre à leurs besoins fondamentaux et qu’elles se sentent moins marginalisées. Ces services peuvent inclure un logement, des vêtements, des soins de santé, l’éducation, des cours de langue et une formation professionnelle.

Les subventions peuvent par exemple être utilisées pour payer des loyers, des services publics, des bons d'alimentation, des frais de scolarité, des uniformes et du matériel scolaires, ainsi que les salaires de travailleurs sociaux pour faciliter l'accès aux services publics.

Assistance juridique

Le soutien juridique prendre diverses formes, notamment des poursuites judiciaires pour obliger les auteurs d'actes de torture à rendre des comptes, des actions en justice pour obtenir des réparations et une indemnisation pour les victimes devant des tribunaux nationaux, régionaux ou internationaux, la défense des victimes après des aveux forcés sous la torture, et des procédures d'asile et de non-refoulement pour les personnes fuyant les persécutions.

Les subventions peuvent couvrir les frais d'avocat et de justice, l'expertise médicolégale, l'impression de documents, les frais d'enquête supplémentaires, le transport vers les prisons et les centres de détention.

Renforcement des capacités des bénéficiaires

Le Fonds accorde également des subventions visant à renforcer la capacité institutionnelle des organisations à fournir les services d'assistance directe décrits ci-dessus.

Exemples de projets soutenus par le Fonds

Vidéo concernant l’Iraq : Reconstruire les vies après la torture – Ahmed*

Vidéo sur le Sénégal : Reconstruire les vies après la torture – Dieynaba

Vidéo sur la Syrie : Des plaies ouvertes : soigner les victimes de la torture venues de la Syrie*

Vidéo sur le Mali : Aider les femmes victimes de violence sexuelle à Gao, 2014
Vidéo sur le Cambodge : Aider les victimes de la torture de l’ancien régime des Khmers rouges durant les procédures judiciaires des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) (documentaire de la FIDH)


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