Le droit au développement, un droit inaliénable de l’homme


« J’ai posé un atlas sur mes genoux, j’ai effleuré des doigts la surface du monde et j’ai murmuré ‘où est-ce que cela fait mal ?’ Le monde a répondu : ‘partout, partout’ », a écrit la poétesse d’origine somalienne Warsan Shire.

Pour relever des défis planétaires d’une importance cruciale, la communauté internationale a rédigé et adopté la Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement en 1986.

Lors d’une réunion organisée à l’occasion du 30e anniversaire de la Déclaration, les participants ont débattu de la vision qui s’incarne dans ce document et des moyens de la mettre au service d’une croissance réalisée avec la participation active de l’ensemble de la population mondiale et une répartition équitable de ses bienfaits.

Évoquant l’histoire du droit au développement, Craig Mokhiber, qui assure des fonctions de direction au sein du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a déclaré : « C’est véritablement un combat pour l’âme du développement, qui consiste à se départir d’une conception étroite du développement – autrefois orientée exclusivement sur la croissance économique, sur le PIB ou sur les avantages pour le secteur marchand et les entreprises – ou d’autres notions étroites de même nature, pour embrasser une vision du développement centrée sur l’homme ».

Abordant ensuite la question du nouveau Programme de développement à l’horizon 2030 et des objectifs de développement durable (ODD), les participants ont insisté sur la relation symbiotique qui les unit au droit au développement.

Mihir Kanade, Chef du Département Droit international et Droits de l’homme à l’Université pour la paix, mandatée par l’ONU et basée au Costa Rica, a déclaré au forum : « L’approche du droit au développement, concernant les ODD, est la seule voie pour parvenir sans encombre au développement durable ».

Les participants ont souligné la nécessité d’une volonté politique pour assurer la réalisation tant du droit au développement que des ODD. La réunion, intitulée « En quête de dignité et de développement durable pour tous », a donné le coup d’envoi à la commémoration du 30e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement, adoptée le 4 décembre 1986.

La Déclaration fait du développement un droit inaliénable de tous les individus et de tous les peuples. Elle considère le développement comme un processus global, visant à améliorer le bien-être de tous.

1er mars 2016

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