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Le politicien burkinabé Djibril Yipéné Bassolé doit être libéré, exhortent les experts de l'ONU

GENEVE (7 décembre 2017) – Les experts du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l'ONU appellent les autorités du Burkina Faso à libérer immédiatement M. Djibril Yipéné Bassolé, qui a été arrêté en septembre 2015.

M. Bassolé, âgé de 60 ans et ancien ministre de la Sécurité, a été arrêté après un coup d'Etat manqué. Il a été accusé d'avoir soutenu la tentative de renversement du Gouvernement et a été inculpé d'attaque contre la sécurité de l'Etat et de collusion avec une puissance étrangère. Il a toujours nié ces accusations.

En avril 2017, le Groupe de travail a examiné sa détention, a déterminé qu’elle était arbitraire et a appelé à l'époque à ce qu’il soit libéré.

M. Bassolé, qui avait par deux fois été ministre des affaires étrangères du pays, est sorti de prison et a été placé en résidence surveillée il y a deux mois. Les avocats de M. Bassolé ont alors demandé au Groupe de travail de rendre un nouvel avis sur cette détention mais cette demande a été rejetée.

Toutefois, le Groupe de travail a dit : " Bien que les conditions de sa détention aient pu changer, la privation de liberté n'a pas cessé. Nous appelons le Gouvernement du Burkina Faso à respecter les normes internationales et à libérer M. Bassolé maintenant. "

Le Gouvernement du Burkina Faso a demandé que cet avis soit réexaminé, mais le Groupe de travail a conclu que la demande n'atteignait pas le seuil requis pour un tel examen et il insiste pour que M. Bassolé soit libéré immédiatement.

FIN

Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire comprend cinq experts indépendants du monde entier: M. José Antonio Guevara Bermúdez (Mexique), président-rapporteur; Mme Leigh Toomey (Australie), vice-présidente du suivi; Mme Elina Steinerte (Lettonie), vice-présidente des communications; M. Sètondji Roland Adjovi (Bénin) et M. Seong-Phil Hong (République de Corée). Le groupe d'experts a été créé par la Commission des droits de l'homme en 1991 pour enquêter sur des cas de privation arbitraire de liberté. Son mandat a été clarifié et étendu par la Commission en 1997 pour couvrir la question de la garde administrative des demandeurs d'asile et des immigrants. En septembre 2016, le Conseil des droits de l'homme a confirmé la portée du mandat du Groupe de travail et l'a prorogé pour une nouvelle période de trois ans.

Les groupes de travail font partie de ce que l'on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme. Les procédures spéciales, le plus grand groupe d'experts indépendants du système des droits de l'homme des Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants d'enquête et de suivi du Conseil. Les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales sont des experts indépendants des droits de l'homme nommés par le Conseil des droits de l'homme pour traiter des situations spécifiques de pays ou des questions thématiques dans toutes les parties du monde. Ils ne sont pas membres du personnel de l'ONU et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation. Ils servent à titre individuel et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail.

Voyez la base de données du Groupe de travail sur la détention arbitraire

Page pays de l'ONU sur les droits de l'homme - Burkina Faso

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