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Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, sur le dynamique et irremplaçable Kofi Annan.

18 août 2018

"Je suis dévasté par la mort de Kofi Annan. Kofi était un modèle d'humanité, la quintessence de la décence et de la grâce. Dans un monde qui compte aujourd'hui de nombreux dirigeants qui sont tout sauf cela, sa disparition, notre perte à tous, devient encore plus douloureuse.

Il était l'ami de milliers et le chef de millions. Pour moi, comme pour beaucoup de collègues des Nations Unies, il était mon chef immédiat quand j'avais trente et un ans - et quel chef! Il était toujours courageux, direct dans ses discours, mais jamais discourtois - jamais discourtois. Plus tard, alors que j'étais Ambassadeur aux Nations Unies, il nous a inspirés en étant un leader dynamique et charismatique en tant que secrétaire général. Et surtout, il était un ami et un guide- pour moi et pour beaucoup d’autres. A chaque fois que - dans mon rôle de Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme - je me suis senti isolé et seul politiquement (ce qui était souvent le cas ces quatre dernières années), je partais pour de longues promenades avec lui autour de Genève et je l'écoutais.

Quand je lui ai dit une fois que tout le monde se plaignait de moi, il m'a regardé - comme un père regarderait son fils - et m'a dit sans ciller: "Tu fais ce qui est juste, laisse-les parler."

Il y a des êtres humains qui nous semblent irremplaçables, des êtres humains rares. Kofi Annan est de ceux là.

Au revoir mon cher ami ... au revoir Kofi. "