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Réaction du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, sur la déclaration faite mercredi par le Gouvernement du Burundi lors d’une réunion de la Troisième Commission de l’Assemblée Générale à New York

25 octobre 2018

" La déclaration faite hier par l’Ambassadeur du Burundi Albert Shingiro s’attaquant au rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante mise en place par le Conseil des droits de l’homme est profondément regrettable tant sur le ton que sur le fond.

La menace de poursuites contre les membres de la Commission pour le travail qu’ils ont effectué à la demande expresse du Conseil – un organe subsidiaire de l’Assemblée g énérale – est inacceptable et doit être immédiatement retirée. De plus, l’attaque personnelle contre le président de la Commission, Mr Doudou Diène, dans laquelle il est comparé à un marchand d’esclave, était honteuse.

En tant que pays membre des Nations Unies, le Burundi devrait faire preuve de respect envers ses institutions et les divers organes, lois et mécanismes que l’Organisation a mis en place. La réponse belliqueuse et diffamatoire du Burundi aux conclusions de la Commission d’enquête, ses affirmations répétées totalement non étayées et sans fondement selon lesquelles la Commission était la marionnette de forces étrangères mystérieuses, ainsi que l’échec total du gouvernement à répondre aux conclusions très graves de la Commission d’enquête, sont répréhensibles.

J’exhorte le Gouvernement du Burundi à désavouer immédiatement cette déclaration inflammatoire et à présenter ses excuses à Mr Diène et aux autres Commissaires, ainsi qu’au Conseil des droits de l’homme et à son président qui a lui-même choisi et nommé les trois Commissaires. 

Le Burundi est actuellement l'un des 47 États membres siégeant au Conseil des droits de l'homme. "

FIN