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Les réfugiés et demandeurs d'asile handicapés ont besoin d'urgence de l'aide et du soutien de la Grèce, soulignent les membres du Comité des droits des personnes handicapées

Comité des droits des personnes handicapées 

4 septembre 2019

Sont également discutées les questions relatives à la désinstitutionnalisation, à la violence à l'encontre des personnes handicapées et à la non-reconnaissance de leur capacité juridique

En Grèce, le flux de migrants – en particulier de personnes fuyant les horreurs de la guerre au Proche-Orient –, conjugué aux difficultés économiques causées par l'effondrement du système financier, a soumis à rude épreuve l'État hellénique, ont fait observer les membres du Comité des droits des personnes handicapées alors qu’était examiné le rapport soumis par la Grèce au titre de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.  

Les réfugiés et les demandeurs d'asile, en particulier les personnes handicapées, ont besoin d’urgence de l'aide et du soutien de la Grèce, a-t-il été souligné. Le Comité s’est dit préoccupé par les conditions d'accueil de ces personnes sur les îles et à la frontière d'Évros en raison notamment de problèmes en matière de surpeuplement et de manque d'hébergements, d’accessibilité des procédures d'asile et d’éducation des enfants. 

La situation des réfugiés et demandeurs d'asile handicapés, les mesures visant à protéger les femmes handicapées contre les violences, le refus de reconnaître la capacité juridique des personnes présentant un handicap intellectuel ou psychosocial, ou encore la lenteur des progrès s’agissant de la question de la désinstitutionnalisation ont ainsi figuré parmi les principales questions abordées lors du dialogue que les membres du Comité ont noué, hier après-midi et ce matin, avec la délégation grecque venue présenter le rapport initial du pays. 

Le Comité s’est notamment dit très préoccupé par la question de l’institutionnalisation des personnes handicapées, en particulier des enfants. 

Dirigée par Mme Matthildi Chatzipanagiotou, Conseillère spéciale auprès du Ministère d’État de la Grèce, la délégation grecque a rappelé que plus d'un million de personnes étaient entrées en Grèce en 2015 et 2016 et que, conjointement avec l'Union européenne et d'autres partenaires, l'État grec avait tout mis en œuvre pour remédier à cette situation.

Présentant le rapport de son pays, Mme Chatzipanagiotou a attiré l’attention sur les contributions de la Commission grecque des droits de l'homme, du Médiateur grec et de la Confédération nationale des personnes handicapées de Grèce, qui constituent autant de précieuses ressources pour évaluer le travail urgent et considérable qui reste à faire dans le domaine de la mise en œuvre des dispositions de la Convention. 

Le nouveau Gouvernement grec, entré en fonction le 9 juillet 2019, a pour priorité absolue l’adoption d’une stratégie nationale visant à répondre efficacement aux défis auxquels sont confrontées les personnes handicapées et à assurer la protection de leurs droits, a ajouté Mme Chatzipanagiotou. La prise de conscience accrue de la société et la sortie de la crise économique devraient permettre au pays de respecter ses obligations légales et ses engagements dans ce domaine, a-t-elle affirmé. 

L'inclusion sociale des personnes handicapées est un objectif stratégique central du Ministère du travail et des affaires sociales, qui a élaboré des politiques et des programmes ciblés en vue de l’autonomisation des personnes handicapées, a-t-il en outre été souligné.  La Grèce a par ailleurs pris des mesures pour éliminer les obstacles à l’accès à l’éducation.
Au cours du dialogue, la Commission nationale grecque des droits de l'homme a appelé le Gouvernement grec à élaborer un cadre juridique cohérent et fiable applicable à toutes les personnes handicapées. Elle a par ailleurs exprimé elle aussi ses préoccupations s’agissant de l’institutionnalisation des enfants et personnes âgées handicapés et des personnes ayant un handicap intellectuel. 

La délégation grecque était également composée, entre autres, de représentants du Ministère d'État, du Ministère de la justice, du Ministère de l'intérieur, du Ministère des affaires étrangères, du Ministère de la protection des citoyens, du Ministère de l'éducation et des affaires religieuses, du Ministère du travail et des affaires sociales, du Ministère de la santé, du Ministère de l'environnement et de l'énergie, du Ministère de l'infrastructure et des transports, du Ministère du tourisme. 

Lundi prochain à 15 heures, le Comité entamera l’examen du rapport initial du Koweït (CRPD/C/KWT/1).

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Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
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