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Manifestations en Égypte : s’inquiétant des arrestations massives, Michelle Bachelet appelle à la modération

Genève (27 septembre 2019) – La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet s'est déclarée très préoccupée par des rapports indiquant l'absence de procédures régulières à la suite d'arrestations massives liées aux manifestations en Égypte, et a exhorté les autorités à respecter le droit à la liberté d'expression et de réunion, conformément aux normes et règles internationales.

Selon les organisations de la société civile égyptiennes, plus de 2 000 personnes, y compris des avocats, des défenseurs des droits de l'homme, les militants politiques, des professeurs d'université et des journalistes ont été détenus avant, pendant et après les manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes du pays les 20 et 21 septembre. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a reçu des informations selon lesquelles un certain nombre de ces détenus ont été ensuite libérés.

Les informations recueillies suggèrent également que certains de ces détenus ont été privés d'une représentation juridique lors de leur comparution devant le procureur, et que certains auraient été accusés d'infractions graves. Ces accusations comprennent notamment le fait d'aider un groupe terroriste à réaliser ses objectifs ; la propagation de « fausses informations » ; la participation à des manifestations non autorisées ; et l'usage abusif des médias sociaux.

« Je rappelle au Gouvernement égyptien qu'en vertu du droit international, les individus ont le droit de manifester de façon pacifique », a déclaré Mme Bachelet. « Ils ont également le droit d'exprimer leurs opinions, y compris sur les médias sociaux. Ils ne devraient jamais être détenus, et encore moins accusés d'infractions graves, simplement pour avoir exercé ces droits. » 

« J'encourage vivement les autorités à changer radicalement leur approche face aux futures manifestations, y compris celles qui se dérouleront peut-être aujourd'hui », a-t-elle ajouté. « Toute réplique des forces de sécurité doit être conforme aux normes et règles internationales concernant le droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique, ainsi qu'au droit à un procès équitable. Toutes les personnes arrêtées et détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits doivent être immédiatement libérées. »

FIN

Pour plus d'informations et pour toute demande de la part des médias, veuillez contacter : Rupert Colville - + 41 22 917 9767 rcolville@ohchr.org ou Marta Hurtado - + 41 22 917 9466 / mhurtado@ohchr.org

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