Header image for news printout

Expert de l’ONU: redoubler d’efforts pour réaliser des droits humains à l’eau et à l’assainissement

GENÈVE (27 juillet 2020) – Dix ans après la reconnaissance explicite de l’eau et l’assainissement en tant que droits humains par l’ONU, des milliards de personnes manquent toujours d’eau potable et d’assainissement, prévient l’expert de l’ONU.

« La pandémie de coronavirus nous a enseigné que laisser pour compte les personnes qui ont le plus besoin de services d’eau et d’assainissement peut mener à une tragédie humanitaire », a dit Léo Heller, le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau et à l’assainissement. « Durant les dix prochaines années, les droits humains à l’eau et à l’assainissement doivent devenir une priorité si nous voulons construire des sociétés justes et humaines. »
Il a publié une déclaration sur l’anniversaire de l’adoption, le 28 juillet 2010, de la résolution 64/292 de l’Assemblée générale. Depuis, 193 Etats se sont engagés à garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous. Ils ont réaffirmé explicitement leurs engagements pour les droits humains à l’eau et à l’assainissement à travers l’Agenda 2030 pour le développement durable, dont les Objectifs de développement durables (ODD) sont un appel universel pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et améliorer les vies et les perspectives d’avenir de toutes les personnes.
« Le verre est à moitié vide et il est aussi à moitié plein. Le progrès accompli depuis 2010 peut montrer une mise en œuvre lente des droits humains à l’eau et à l’assainissement mais, la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, comme point de départ, a effectivement déclenché des initiatives et inspiré plusieurs avancées créatives » a dit Léo Heller.
Même si d’importants progrès ont été réalisés pendant les 10 dernières années, Heller a noté que les pays ne sont pas en bonne voie d’atteindre les objectifs relatifs à l’eau, l’assainissement et l’hygiène pour 2030. Une personne sur trois manque encore d’accès à l’eau potable et plus de la moitié de la population mondiale manque d’accès à un assainissement sûr. Environ 3 milliards de personnes ne disposent pas d’installations pour le lavage des mains avec du savon et de l’eau, et plus de 673 millions de personnes pratiquent toujours la défécation en plein air. Cette situation inacceptable cause chaque année 432 000 morts dues à la diarrhée.
« Les engagements de l’Agenda 2030 sont un moteur pour « ne laisser personne pour compte », mais ce ne sera pas suffisant si les pays abordent les objectifs et les cibles comme un exercice purement quantitatif, mettant de côté les droits humains à l’eau et à l’assainissement. »
FIN

M. Léo Heller (Brésil) est le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, nommé en novembre 2014. Mr. Heller est chercheur à la Fondation Oswaldo Cruz au Brésil et fût précédemment professeur au Département d’ingénierie sanitaire et environnementale de l’Université fédérale de Minas Gerais, au Brésil, de 1990 à 2014. Afin de marquer les 10 ans des droits humains à l’eau et à l’assainissement, il a organisé une campagne d’une année pour jeter des ponts entre les aspects conceptuels et théoriques des droits de humains à l’eau et à l’assainissement et leurs application pratique sur le terrain.
Les Experts indépendants font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel.
Pour les demandes de renseignements et demandes des médias, veuillez communiquer avec M. Bardia Jebeli (bjebeli@ohchr.org) et/ou M. Jean Claude Misenga (jmisenga@ohchr.org).  

Pour toute requête des médias relative à d’autres experts indépendants des Nations Unies, veuillez contacter Renato de Souza (
+41 22 928 9855 /rrosariodesouza@ohchr.org) et Kitty McKinsey (kmckinsey@ohchr.org).
Suivez les actualités des experts indépendants des droits de l’homme des Nations Unies sur Twitter : @UN_SPExperts.

Le monde actuel vous préoccupe ?
DÉFENDEZ les droits des autres dès aujourd’hui.
Rejoignez la campagne « Défendez les droits de l’homme » (#Standup4humanrights)
et visitez le site Web 
http://www.standup4humanrights.org