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Michelle Bachelet exhorte à un dialogue constructif à la suite des élections en Côte d'Ivoire

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GENÈVE (9 novembre 2020) - La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a exhorté ce lundi toutes les parties en Côte d'Ivoire à s'abstenir de toute incitation à la violence et à engager un dialogue constructif pour résoudre la situation difficile à la suite des élections présidentielles dans le pays.

« Il n'est dans l'intérêt de personne d'alimenter la menace d'une instabilité politique croissante - nous avons vu la violence que de telles provocations ont entraînée en 2011 », a déclaré la Haute-Commissaire. « J'appelle toutes les parties à modérer la rhétorique haineuse et à s'efforcer de trouver des solutions communes, dans le plein respect de l'État de droit et des droits de l'homme, par le biais d'un dialogue inclusif et constructif ».

Plus de 6 000 Ivoiriens ont déjà fui le pays vers les États voisins en raison des tensions liées aux élections, ainsi que des violences intercommunautaires dans certaines localités, selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et leur nombre continue d'augmenter.

Michelle Bachelet a exprimé de sérieuses préoccupations concernant l'arrestation de plusieurs responsables de l'opposition - dont au moins huit seraient toujours en détention - et le déploiement des forces de sécurité au domicile d'autres personnes. Le procureur général a annoncé qu'il avait ouvert des enquêtes judiciaires sur les accusations portées contre certains membres de l'opposition, y compris celles liées au terrorisme. Des rapports inquiétants ont également fait état d'individus non identifiés qui ont tiré des coups de feu au domicile de certains responsables de l'opposition. Par ailleurs, des rapports indiquent que des convois transportant des fonctionnaires ont été attaqués par des hommes armés non identifiés dans la région centrale du pays, entre Bouaké et Beoumi, et à Toumodi, ce qui aurait fait des victimes, dont un décès.

« J'exhorte les responsables politiques de toutes les parties à travailler ensemble pour apaiser les tensions par le dialogue - et non par des mesures de sécurité brutales et des arrestations », a-t-elle déclaré, demandant également à ce que le droit à la liberté de réunion pacifique soit protégé.

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