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Conseil des droits de l’homme : la pandémie de COVID-19 risque d'inverser les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’enfant, met en garde Mme Bachelet

1 mars 2021

La réalisation des droits de l'enfant est une condition nécessaire pour atteindre les objectifs du développement durable, mais la COVID-19 a aggravé la situation à cet égard et les crises provoquées par la pandémie risquent d'inverser les progrès réalisés jusqu'à présent. Ainsi, en 2020, le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté a-t-il augmenté de 142 millions, a mis en garde la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, devant le Conseil des droits de l’homme, ce matin.

L’intervention de la Haute-Commissaire s’inscrivait dans le cadre de la journée de débat que le Conseil consacre chaque année aux droits de l’enfant, axée cette année sur « Les droits de l’enfant et les objectifs de développement durable » et dont la première partie, ce matin, avait pour thème: « Garantir un avenir pour les enfants d'aujourd'hui et les générations à venir : mieux reconstruire en mettant les droits de l'enfant au premier plan ».

Dans ce contexte, Mme Henrietta Fore, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a recommandé de responsabiliser les enfants en tant qu'agents de changement. À cet égard, Mme Mary Robinson, Présidente de The Elders et ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme, a relevé que si les enfants n'ont pas la capacité politique de se défendre, cela ne signifie pas qu'ils soient des victimes passives.

Pour sa part, Fred, jeune défenseur des droits des enfants qui vivent dans les rues en Ouganda, a recommandé aux gouvernements de collaborer avec les organisations de la société civile pour aider les enfants qui ont besoin d'un abri sûr, de nourriture, d'eau, de protection, de soins et d’une éducation.

Mme Trisha Shetty, Directrice générale de l’ONG SheSays et Présidente du comité de pilotage du Forum de Paris sur la paix, a fait remarquer que si les États avaient vraiment tenu leurs promesses, on ne compterait pas autant d’enfants vivant dans la pauvreté ou se disant survivants de la violence physique ou sexuelle

Suite aux interventions de ces panélistes, de nombreuses délégations* ont pris part au débat. Elles ont notamment insisté sur l’importance de la coopération et de la solidarité internationales pour éviter de reculer dans la mise en œuvre des droits de l’enfant. Il a en outre été recommandé que les plans de redressement après la COVID-19 mettent les enfants au cœur des dispositifs.

Le Conseil a ensuite poursuivi le débat général sur les rapports et mises à jour présentés par la Haute-Commissaire la semaine dernière, débat auquel ont pris part plusieurs délégations**.

Ce débat général se poursuivra cet après-midi à partir de 15 heures. À 16 heures, le Conseil tiendra la deuxième partie de son débat annuel sur les droits de l’enfant, consacrée au « suivi des engagements pris dans le cadre de la Décennie d'action et [à la] réalisation des objectifs de développement durable.

Débat annuel d’une journée sur les droits de l’enfant et les objectifs de développement durable

MME NAZHAT SHAMEEM KHAN, Présidente du Conseil des droits de l'homme, a ouvert la journée de débat annuel sur les droits de l’enfant, axée sur « Les droits de l’enfant et les objectifs de développement durable » et dont la première partie a pour thème: « Garantir un avenir pour les enfants d'aujourd'hui et les générations à venir : mieux reconstruire en mettant les droits de l'enfant au premier plan ».

Déclaration liminaire

MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a d’abord relevé que la réalisation des droits de l'enfant était une condition nécessaire pour atteindre les objectifs du développement durable. Mais la COVID-19 a aggravé la situation à cet égard : les crises sanitaires, socioéconomiques et des droits de l'homme provoquées par la pandémie risquent en effet d'inverser les progrès réalisés jusqu'à présent, en mettant en péril les droits des enfants dans tous les pays, a souligné la Haute-Commissaire.

Les enfants sont de plus en plus exposés à la violence physique et psychologique, poussés au travail, au mariage, à l'exploitation et à la traite, a poursuivi Mme Bachelet. Pour beaucoup de filles et de jeunes femmes, la menace est plus grande là où elles devraient être le plus en sécurité : dans leur propre maison.

En 2020, le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté a augmenté de 142 millions. Plus d'un tiers des écoliers n'ont pas accès à l'enseignement à distance : certains risquent de ne jamais retourner à l'école, d'autres passent plus de temps que jamais devant leur écran et sont plus exposés à des contenus inappropriés et aux prédateurs en ligne. Par ailleurs, les interruptions de la couverture sanitaire entraînent une augmentation des taux de mortalité infantile et juvénile.

La Haute-Commissaire a donc plaidé pour la réduction de l'écart entre les obligations en matière de droits de l'enfant et leur application sur le terrain. Il faut aussi faire en sorte que chaque enfant ait le meilleur départ possible dans la vie et les moyens de développer son potentiel. En veillant à ce que les enfants les plus vulnérables soient protégés et inclus, « nous pouvons briser les cycles de souffrance intergénérationnels », a indiqué Mme Bachelet.

La tâche consiste à évaluer quels sont les enfants les plus menacés et à identifier les lacunes et les obstacles les plus pressants en matière de mise en œuvre de leurs droits. Il est également crucial de protéger la planète et les droits des enfants grâce à un environnement sain. En effet, dans le monde entier, les enfants et les jeunes réclament des sociétés où l'homme et la planète passent avant tout, a rappelé la Haute-Commissaire.

MME HENRIETTA FORE, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a souligné que cette journée de débat annuel permettait de rappeler au monde que nous ne pouvons pas atteindre les objectifs de développement durable sans accorder la priorité aux droits des enfants dans les plans et programmes de relèvement.

Dans le cadre de la pandémie de COVID-19, les droits des enfants sont menacés. La pauvreté et les inégalités sont exacerbées. Les confinements et les contraintes ont pour conséquence la fermeture des écoles et rendent les soins de santé inaccessibles ; et les effets économiques d'une récession imminente et durable toucheront plus durement les enfants, a indiqué Mme Fore. Le défi qui est ici lancé est une occasion historique de construire des systèmes plus solides qui soutiennent tous les enfants et les jeunes, où qu’ils vivent.

Les droits des enfants doivent aussi être au centre des stratégies et des plans d'intervention de chaque pays en matière de changement climatique, a poursuivi Mme Fore.

Partout dans le monde, il faut responsabiliser les enfants en tant qu'agents de changement, créer des espaces et des mécanismes pour que les enfants et les jeunes nous aident à façonner les politiques et les programmes, a indiqué la Directrice exécutive de l’UNICEF.

FRED, jeune défenseur des droits des enfants qui vivent dans les rues en Ouganda, a recommandé aux gouvernements de faire en sorte que ces enfants aient accès à des soins de qualité et qu’ils bénéficient d'un bon niveau de vie. Pour cela, les gouvernements devraient collaborer avec les organisations de la société civile pour identifier et aider les enfants qui ont besoin d'un abri sûr, de nourriture, d'eau, d'assainissement, de protection et de soins de santé, entre autres. Le droit à l'éducation doit aussi être garanti : les gouvernements doivent ici aussi collaborer avec les ONG pour que les enfants en situation de rue et les autres enfants vulnérables aient accès à des formes alternatives d'éducation.

Fred a aussi insisté sur le problème du changement climatique : à cet égard, les gouvernements devraient adopter des plans pour éviter les risques climatiques et gérer les catastrophes, comme les inondations et la sécheresse, a-t-il indiqué. Il est également nécessaire d'améliorer les connaissances et la sensibilisation de tous s’agissant du changement climatique. Enfin, les gouvernements devraient aider les enfants vivant dans les rues à retrouver leurs familles. La police, quant à elle, devrait cesser d'emprisonner les enfants vivant dans les rues, a souligné Fred.

MME TRISHA SHETTY, Directrice générale de SheSays et Présidente du comité de pilotage du Forum de Paris sur la paix, a fait observer que la pandémie actuelle a forcé à faire le bilan et à tout réinitialiser. Il faut reconnaître les graves crises que traversent le monde : la pandémie, la crise climatique, la crise des inégalités, mais aussi la crise du leadership, a-t-elle souligné.

Face aux questions liées à la crise climatique, à la pandémie et aux droits de l'homme, les enfants sont souvent à la merci de la volonté politique, a poursuivi Mme Shetty. Ainsi, lorsque nous appuyons sur la touche « réinitialisation », nous devons nous rappeler que la volonté politique et les politiciens sont des ressources renouvelables, a-t-elle insisté.

L'Inde est actuellement témoin de la plus grande manifestation de l'histoire de l'humanité menée par les agriculteurs, a souligné Mme Shetty, ajoutant qu’à travers le monde entier, des militants pour le climat leur ont apporté leur soutien et ont dénoncé les violations des droits de l'homme auxquelles le gouvernement et la police d'État se livraient. Une jeune femme, Dish Rai, a été arrêtée, emmenée dans une autre ville et inculpée de sédition ; son crime est d’avoir parlé librement des droits de l'homme et oser demander aux dirigeants élus de faire mieux.

Les enfants et les jeunes luttent déjà pour la justice et les droits de l'homme, a insisté Mme Shetty. Il faut exprimer notre solidarité avec ces jeunes et mettre en exergue leur plaidoyer, leurs luttes, tout en restant à leurs côtés lorsqu’ils sont poursuivis, a-t-elle indiqué. Il faut tout simplement décider de quel côté de l'histoire nous voulons être, a-t-elle conclu.

MME MARY ROBINSON, Présidente de The Elders et ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme, a déclaré qu’à moins d'une décennie de la date prévue pour atteindre les objectifs de développement durable, la responsabilité des dirigeants est claire : donner la priorité aux ressources et définir des processus, au niveau gouvernemental, pour mettre en œuvre ces objectifs. La société civile assume une responsabilité également importante, qui est de mettre en lumière les abus, de soutenir les militants de base dans leurs efforts locaux et nationaux, d’amplifier leur voix et d’identifier des mesures pratiques pour apporter des changements tangibles.

Les droits des enfants sont précieux parce que les enfants n'ont pas de levier politique pour se défendre – mais cela ne signifie pas qu'ils soient des victimes passives, a rappelé Mme Robinson, citant l’exemple d’une courageuse militante indienne qui, dans sa communauté, fait partie d'un collectif de défense des droits des filles. « Sa résilience fondée sur des principes, dès son plus jeune âge, est un exemple pour nous tous », a dit Mme Robinson.

La Présidente de The Elders s’est dite préoccupée par le problèmes des filles contraintes de quitter l'école et vulnérables aux grossesses et aux mariages forcés, ainsi que par la maltraitance d’enfants dans les institutions religieuses, éducatives et culturelles, et par les abus dont sont victimes les enfants dans et par le sport : elle a appelé de ses vœux, à ce propos, l’application des recommandations faites au Conseil, lors de sa quarantième session, par la Rapporteuse spéciale sur la vente et l'exploitation sexuelle des enfants – soulignant qu’il s’agit là d’un exemple du rôle que le Conseil peut jouer pour faire respecter les droits des plus vulnérables en cette période de tensions et de difficultés exceptionnelles.

Aperçu du débat

De nombreuses délégations ont expliqué que les droits de l’enfant étaient au cœur des objectifs de développement durable. Dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, l’engagement a été pris de ne laisser aucun enfant de côté, ont-elles rappelé.

Les enfants et leur bien-être incluent le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à un environnement sain et le droit d’accès à la nourriture, a-t-il été souligné. L’insécurité alimentaire, la malnutrition et le changement climatique empêchent la jouissance de tous les droits par les enfants, a fait observer un intervenant.

Nombre de délégations ont par ailleurs déploré les conséquences disproportionnées de la pandémie de COVID-19 sur les enfants, notamment pour ce qui est du respect de leur droit d’accès à l’éducation et à la santé. Beaucoup d’enfants ont vu leurs droits bafoués dans le contexte de cette pandémie, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables d’entre eux, ont-elles fait observer.

Dans ce contexte de pandémie, la coopération et la solidarité internationales sont indispensables pour éviter de reculer dans la mise en œuvre des droits de l’enfant, a-t-il été maintes fois indiqué. Tant que l'accès universel, abordable et équitable aux vaccins ne sera pas assuré, un nombre important d'enfants seront laissés pour compte, ont insisté plusieurs délégations. Eu égard aux problèmes actuel d’accès à l’école et à l’impact, notamment économique, de la crise sanitaire actuelle, les conséquences de la pandémie poursuivront les enfants tout au long de leur vie, a-t-il été affirmé. Aussi, a-t-il été ajouté, convient-il d’élaborer des plans de redressement post-COVID qui placent les enfants au cœur des dispositifs.

Bien que la Convention relative aux droits de l’enfant soit aujourd’hui le traité international relatif aux droits de l’homme qui est le plus ratifié au monde, la mise en œuvre de ces droits est loin d’être une réalité dans le monde, a-t-il été déploré.

Les enfants doivent participer aux processus de décision à tous les niveaux, ont plaidé nombre d’intervenants.

De nombreux pays ont en outre présenté leurs propres mesures pour mettre en œuvre les droits de l’enfant sur leur territoire et protéger les enfants contre les violences ou la déscolarisation, entre autres.

*Liste des intervenants : Estonie (au nom des pays baltes et nordiques), Union européenne, Croatie (au nom d’un groupe de pays), Luxembourg (au nom des pays du Benelux), Pakistan (au nom de l’Organisation de la coopération islamique), Cameroun (au nom du Groupe africain), Azerbaïdjan (au nom du Mouvement des pays non alignés), Bahreïn (au nom du Conseil de Coopération du Golfe), Slovénie, Macédoine du Nord, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Libye, Maldives, Thaïlande, Inde, Uruguay, Viet Nam, Tchad, Géorgie, Emirats arabes unis, Niger, Pologne, Malte, Qatar, Defensoria del Pueblo de la Nacion of Argentina, World Vision International, Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights, China Family Planning Association, Chinese Association for International Understanding, et China Soong Ching Ling Foundation.

Réponses et remarques de conclusion

MME ROBINSON a insisté sur l’importance d’écouter ce que disent les enfants. Elle s’est dite impressionnée par l’influence prise par les enfants dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’ancienne Haute-Commissaire a plaidé en faveur de l’accès des enfants aux vaccins et a salué le Mécanisme COVAX de l’OMS. Elle a recommandé que la reconstruction après la COVID donne clairement la priorité aux enfants et aux principes de durabilité soutenus par les défenseurs de l’enfance.

MME SHETTY a fait remarquer que si les États avaient vraiment tenu leurs promesses, on ne compterait pas autant d’enfants vivant dans la pauvreté ou se disant survivants de la violence physique ou sexuelle. Elle a recommandé d’investir dans la santé et l’infrastructure sanitaire publique. Mme Shetty a plaidé non seulement pour une volonté politique – indispensable pour aller de l’avant – mais aussi pour la protection de l’action de la société civile.

MME AFSHAN KHAN, Directrice régionale de l’UNICEF pour l'Europe et l'Asie centrale, a insisté sur la nécessité ne laisser aucun enfant de côté, d’autonomiser les enfants et de demander des comptes pour ce qui est de l’avancée réelle des progrès réalisés en faveur des droits de l’enfant. Elle a recommandé l’adoption de stratégies coordonnées pour assurer la disponibilité des services de santé et des enseignements à distance. Mme Khan a elle aussi mis en avant le droit des enfants d’être consultés et intégrés aux prises de décision ; autrement dit, a-t-elle insisté, il faut faire en sorte que les enfants soient vraiment des agents du changement.

Enfin, FRED a insisté pour que les gouvernements garantissent l’accès des enfants vivant dans les rues aux services de santé, à l’éducation et à l’eau. Les gouvernements devraient aussi aider les enfants à faire entendre leurs voix sur les questions climatiques, notamment.

Débat général sur les rapports et mises à jour présentés par la Haute-Commissaire

Plusieurs délégations ont exprimé leur plein soutien à la Haute-Commissaire aux droits de l’homme et au Haut-Commissariat qu’elle dirige. Tous les pays, notamment ceux cités dans les rapports présentés la semaine dernière, doivent pleinement coopérer avec la Haute-Commissaire et avec le Haut-Commissariat, ont-elles insisté.

Il faut mettre fin aux divisions politiques au sein du Conseil, ont par ailleurs plaidé plusieurs délégations. La pandémie montre le besoin de coopération et de solidarité internationales pour faire face à cette crise en se fondant sur une approche axée sur les droits de l’homme, a-t-il été souligné.

La pandémie a des conséquences négatives sur les droits de l’homme, notamment en raison de l’augmentation des violences à l’encontre des femmes, a-t-il maintes fois été relevé.

Il faut par ailleurs permettre à tous les pays et à toutes les populations d’avoir un accès équitable aux vaccins et alléger le service de la dette pour les pays en voie de développement, a-t-il été souligné.

Certains intervenants ont déploré que certains Etats prennent prétexte de la pandémie pour limiter les libertés fondamentales. Les droits de l’homme sont universels et indivisibles, a-t-il été rappelé.

L’humanité n’a pas encore donné suite comme il convient aux conséquences de la pandémie, a regretté une délégation, affirmant que sans efforts de la communauté internationale dans ce sens, c’est la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui est remise en question.

La COVID-19 a des répercussions disproportionnées sur les femmes, a-t-on rappelé. Les pays dirigés par des femmes s’en sortent mieux pour faire face à la pandémie, a-t-il en outre été affirmé.

Une organisation non gouvernementale a dénoncé le manque d’accès aux soins et aux mesures de prévention contre la COVID-19 pour les personnes privées de liberté.

Certaines délégations ont dénoncé les mesures coercitives unilatérales qui ont des impacts négatifs importants sur les populations des pays visés.

Plusieurs délégations ont dénoncé la tendance du Conseil à mettre en exergue des situations dans des pays spécifiques, principalement dans des pays en développement, alors que d’autres pays – comme ceux de l’Union européenne – sont oubliés par le Haut-Commissariat.

Plusieurs délégations ont plaidé pour un dialogue constructif au sein du Conseil, affirmant que cela nécessite de prendre dûment en compte le point de vue des Etats concernés dans les rapports les touchant et d’éviter ainsi la subjectivité. D’autres intervenants ont dénoncé des rapports « biaisés » et « politisés ».

Nombre d’intervenants ont dénoncé des violations de droits de l’homme dans de nombreuses régions du monde, s’agissant notamment des discriminations, des persécutions à l’encontre des minorités, des restrictions de l’espace accordé à la société civile, des atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, des tentatives pour délégitimer des élections démocratiques, et d’autres violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

**Liste des intervenants : Bélarus, Azerbaïdjan, Paraguay, Syrie, Tunisie, Luxembourg, Botswana, Ouganda, Nigéria, Turquie, Afghanistan, Soudan du Sud, Cambodge, Islande, Irlande, Panama, Géorgie, ONU-Femmes, Niger, Nicaragua, République démocratique populaire lao, Vanuatu, Burundi, Tchad, Slovaquie, Viet Nam, Guinée, Tanzanie, Kazakhstan, Zimbabwe, Barbade, Commission internationale de juristes, East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project, Organisation mondiale contre la torture, Association lesbienne et gay internationale, Instituto de Desenvolvimento e Direitos HumanosIDDH, Right Livelihood Award Foundation, Human Rights Watch, Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Service international pour les droits de l'homme, Centre Europe - tiers monde, Fédération internationale de l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), et African Green Foundation International.

Lien : https://www.ungeneva.org/fr/news-media/meeting-summary/2021/03/conseil-des-droits-de-lhomme-la-pandemie-de-covid-19-risque