Le 26 juin, le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture se tient aux côtés des victimes de la torture


La torture est toujours pratiquée partout dans le monde et l’acceptation de plus en plus répandue est une source d’inquiétude. Avant de célébrer la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture le 26 juin, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a indiqué qu’en dépit de l’interdiction absolue de la torture en application du droit international, les études montrent qu’un nombre choquant de personnes sont favorables à son utilisation.

La Convention des Nations Unies contre la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, qui a été ratifiée par 159 États, a acquis force de loi il y a 29 ans.

Elle instaure l’interdiction absolue d’infliger intentionnellement une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, en vue d’obtenir des informations, de punir des crimes supposés ou d’exercer des pressions sur la victime ou d’autres parties.

Les victimes sont aussi bien des défenseurs des droits de l’homme que des migrants, des journalistes, des personnes handicapées, des autochtones ou des membres de groupes minoritaires. Il y a même des enfants.

En 2016, selon le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture, environ 5 279 enfants et adolescents victimes de la torture seront aidés par des organisations bénéficiant d’un soutien du Fonds, soit une augmentation de 35 % par rapport à 2015.

Les personnes LGBTI sont aussi victimes d’actes de torture. Pour marquer le 26 juin, un groupe d’experts des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme* a appelé les États à accroître les efforts visant à prévenir les mauvais traitements et la torture dont sont victimes les personnes LGBTI dans les lieux de détention.

Fournir une assistance aux victimes de la torture n’est pas un acte de charité ; c’est une obligation légale. L’article 14 de la Convention contre la torture stipule que les États ont l’obligation dans tout territoire sous leur juridiction de garantir à la victime d’un acte de torture le droit d’obtenir réparation, y compris les moyens nécessaires à sa réadaptation la plus complète possible.

Lorsque les États ne prennent pas en charge comme il se doit ces personnes et d’autres victimes, le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture est souvent le dernier recours pour les aider à obtenir une réadaptation et des réparations.

Des réparations et la réadaptation des victimes de la torture sont possibles et ont des effets positifs durables sur les familles, les communautés et la société dans son ensemble.

Le Fonds, qui célèbre ses 35 ans cette année, est administré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, à Genève. Créé en 1981, il a distribué plus de 180 millions de dollars des États-Unis à plus de 630 organisations dans le monde.

En 2016, le Fonds distribuera 7,1 millions de dollars à 178 projets, qui apporteront à leur tour une assistance à plus de 50 000 victimes dans 81 pays.

Rejoignez le Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture. Téléchargez le matériel de la campagne du 26 juin.

24 juin 2016

(*) Il s’agit notamment des experts du Sous-comité pour la prévention de la torture, du Comité contre la torture, du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et du Conseil d’administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.

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