Membres du Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles

Lettre du Groupe de travail sur les critères de nomination de ses membres*

Current members


Elizabeth Broderick (Australie) Présidente

Elizabeth Broderick est l’actuelle Présidente du Groupe de travail des Nations Unies sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles. Elle a pris ses fonctions en tant que membre de ce Groupe de travail le 1er novembre 2017. En tant que commissaire chargée de la lutte contre la discrimination sexuelle (fonction qu’elle a occupée de 2007 à 2015, ce qui fait d’elle la personne la plus expérimentée à ce poste en Australie), elle a fait progresser l’égalité des sexes et les droits humains des femmes en menant des travaux de recherche et des actions de sensibilisation, notamment sur la prévention de la violence à l’égard des femmes, la sécurité économique des femmes, l’équilibre entre travail rémunéré et responsabilités familiales non rémunérées, les capacités de direction des femmes et les lois et institutions relatives à l’égalité des sexes. Mme Broderick a dirigé une étude importante sur le traitement des femmes dans l’armée et la police fédérale australiennes. Elle a mis en place et préside la stratégie « Male Champions of Change », qui bénéficie d’une reconnaissance mondiale et réunit de hauts responsables publics et d’importants dirigeants d’entreprise prenant leurs responsabilités afin de réduire les inégalités entre les sexes en Australie et au-delà. Elle a été membre du Conseil consultatif sur l’égalité des sexes de la Banque mondiale et coprésidente au niveau mondial du groupe de direction sur les principes d’autonomisation des femmes du Pacte mondial des Nations Unies. Elle a été conseillère spéciale de la directrice exécutive d’ONU-Femmes et sous-secrétaire générale adjointe à l’engagement du secteur privé. Elle est titulaire d’une licence en informatique, d’une licence en droit et de doctorats honorifiques en droit de l’Université de Sydney, de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud et de l’Université de technologie de Sydney, ainsi que de doctorats honorifiques de l’Université Deakin, l’Université Edith Cowan et l’Université Griffith.


Dorothy Estrada-Tanck (Mexique)

Dorothy Estrada-Tanck est membre du Groupe de travail des Nations Unies sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles. Elle a pris ses fonctions le 1er novembre 2020. Mme Estrada-Tanck est titulaire d’un doctorat en droit de l’Institut universitaire européen (Italie), d’une maîtrise en théorie politique de la London School of Economics and Political Science (Royaume-Uni) et d’un diplôme de droit de l’École libre de droit (Mexique). Elle est actuellement professeure adjointe de droit international public et de relations internationales à la faculté de droit de l’Université de Murcie (Espagne) et directrice de sa clinique juridique. Ses activités universitaires et professionnelles se concentrent sur le droit international des droits de l’homme, la sécurité humaine, les droits des femmes, l’égalité des sexes et la violence à l’égard des femmes, les droits humains des migrants et des réfugiés, les personnes handicapées, les peuples autochtones et les droits économiques, sociaux et culturels. Elle possède 15 années d’expérience professionnelle acquises dans les structures suivantes : Ministère des affaires étrangères (Mexique) ; Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ; Commission des droits de l’homme de la ville de Mexico ; ONU-Femmes/Cour suprême mexicaine/Institut national des femmes (Mexique) ; Case Matrix Network (Centre de recherche et de politique en droit international) ; ONG Fundación CEPAIM (Espagne). Elle a publié de nombreux ouvrages, notamment Human Security and Human Rights under International Law: The Protections Offered to Persons Confronting Structural Vulnerability (Hart Publishing, Oxford, 2016 ; prix du meilleur livre 2017 de la Inter-American Bar Association, Washington D.C.). Elle a enseigné et mené des recherches dans des instituts au Mexique, en Italie, aux États-Unis, en Espagne et au Canada, notamment à l’École libre de droit de l’Université ibéroaméricaine (Mexico), à l’École de droit de l’Université Fordham (New York), à la IE Law School, à l’ICADE (Madrid) et au Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique de la faculté de droit de l’Université McGill à Montréal (en tant que récipiendaire de la bourse O’Brien en résidence). Elle a également été professeure invitée au programme des droits de l’homme de la faculté de droit de l’Université Harvard.


Ivana Radačić (Croatie)

IIvana Radačić (titulaire d’un doctorat en droit) est membre du Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles. Elle a pris ses fonctions le 1er novembre 2017. Elle est assistante de recherche principale à l’Institut des sciences sociales Ivo Pilar de Zagreb et chargée de cours à temps partiel à l’Université de Zagreb. Ses domaines de recherche et d’enseignement portent sur les droits des femmes, l’égalité des sexes, les droits de l’homme, et le genre, la sexualité et le droit. Elle a publié de nombreux articles sur ces sujets dans des revues et des ouvrages internationaux de premier plan et est l’auteure du livre Sexual violence – Myths, Stereotypes and the Legal System (TIMpress, 2014). Elle a enseigné dans diverses universités en Europe, en Amérique centrale, en Australie et en Nouvelle-Zélande, et enseigne actuellement au Centre d’études sur les femmes (Zagreb) et à l’Institut régional de formation aux droits humains des femmes (Sofia).

Mme Radačić a coopéré avec des institutions internationales et des ONG dans le cadre de recherches, de formations et de procédures judiciaires liées aux droits de l’homme et a participé à l’élaboration de lois et de politiques nationales en matière de droits de l’homme. Elle a également travaillé à la Cour européenne des droits de l’homme et y a plaidé des affaires relatives aux droits des femmes. Elle est l’experte du Conseil de l’Europe en matière de droits des femmes et a coécrit un manuel de formation pour les juges sur l’accès des femmes à la justice. Elle a été membre experte de la Commission parlementaire pour l’égalité de genre.

Mme Radačić joue du violoncelle et du djembé, et pratique la danse des 5 rythmes.
Meskerem Geset Techane (Éthiopie)

Mme Meskerem Geset Techane est une avocate spécialiste des droits de l’homme et une ardente défenseuse des droits des femmes, une mission qui domine son travail depuis 15 ans. Elle a précédemment occupé des postes de juge de la Haute Cour en Éthiopie et de directrice adjointe de l’Institut pour les droits de l’homme et le développement en Afrique (IHRDA), où elle a dirigé d’importants projets de défense des droits de l’homme sur le continent. Dans le cadre de ses nombreux travaux sur les droits des femmes aux niveaux national et régional, elle a mené des actions en justice stratégiques, a formé des professionnels du secteur de la justice et des acteurs de la société civile, a entrepris des missions d’enquête, a participé à des réformes juridiques et a soutenu des gouvernements, des institutions nationales des droits de l’homme et des ONG. Son dévouement au service des femmes et des filles a été récompensé par un prix pour l’aide juridique exceptionnelle qu’elle a fournie à titre bénévole et par le prix de l’Association des femmes juristes éthiopiennes pour sa contribution remarquable.

Mme Meskerem a travaillé en étroite collaboration avec les mécanismes africains des droits de l’homme et a participé à la rédaction de lois, de politiques et d’études de l’Union africaine sur les droits de l’homme. Elle a été membre experte de différents groupes de travail de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et a collaboré avec les différents rapporteurs spéciaux de la Commission. Elle a également travaillé avec les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, notamment le Groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, et a été largement sollicitée en tant qu’experte par divers organismes des Nations Unies, dont le HCR, l’UNICEF et le HCDH, ainsi que par d’autres organisations internationales de premier plan.

Actuellement doctorante au Centre des droits de l’homme de l’Université de Padoue, Mme Meskerem est titulaire d’une licence en droit de l’Université d’Addis-Abeba et d’une maîtrise en droit de l’Université de Pretoria. Elle a participé à des projets de recherche et à des conférences dans plusieurs universités en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord. Elle a publié des articles sur des questions liées aux droits des femmes et aux droits de l’homme en Afrique et est l’auteure de manuels de formation sur les droits des femmes et la justice de genre destinés aux avocats, aux juges et aux agents de la force publique.


Melissa Upreti (Népal/États-Unis) – Vice-Présidente

Melissa Upreti (Népal) est Vice-Présidente du Groupe de travail des Nations Unies sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles. Avocate des droits de l’homme et défenseuse des droits des femmes, elle plaide depuis 20 ans pour la reconnaissance et la réalisation des droits des femmes en utilisant les lois et les mécanismes nationaux, régionaux et internationaux. Elle a mené des missions d’enquête, entrepris des actions en justice stratégiques, renforcé les capacités d’organisations de la société civile et apporté un soutien technique aux gouvernements d’Asie dans le cadre de réformes législatives.

Mme Upreti a commencé sa carrière en travaillant pour une organisation féministe de défense juridique et pour l’Asia Foundation au Népal. Après avoir obtenu sa maîtrise en droit à la Columbia Law School aux États-Unis, elle a rejoint le Center for Reproductive Rights où elle a été l’avocate fondatrice du programme pour l’Asie. S’appuyant sur le succès d’une série d’initiatives de renforcement des capacités concernant des actions en justice stratégiques en Inde et au Népal, elle a supervisé la conceptualisation et le lancement de l’Initiative pour la justice et la responsabilité en matière de procréation pour l’Asie du Sud (SARJAI), qui a abouti à des affaires faisant jurisprudence sur l’accès à la contraception et les fistules obstétricales en Asie. Elle a activement contribué au lancement et à la conduite de la première enquête spéciale du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes en Asie en 2012 et a été corequérante dans l’affaire Lakshmi c. Népal, qui a fait date et a reconnu l’accès à l’avortement comme un droit protégé par la constitution. Elle a travaillé en étroite collaboration avec l’Association sud-asiatique de coopération régionale pour renforcer les engagements régionaux visant à mettre fin au mariage d’enfants et a joué un rôle clé dans l’adoption de l’Appel à l’action de Katmandou pour mettre fin au mariage d’enfants en Asie du Sud en 2014. Mme Upreti a beaucoup écrit sur les droits des femmes en matière de procréation ainsi que sur l’importance de la responsabilité juridique, et elle a donné de nombreuses conférences sur ces sujets. Ses articles et autres publications sur les droits des femmes en matière de procréation et les pratiques discriminatoires telles que le mariage d’enfants ont notamment été utilisés par des militants pour élaborer des stratégies juridiques et par des enseignants dans le cadre de cours sur les droits de l’homme.

Mme Upreti est membre du programme international sur le droit en matière de santé sexuelle et procréative de la faculté de droit de l’Université de Toronto et est actuellement directrice principale du programme et de la sensibilisation au niveau mondial du Center for Women’s Global Leadership de l’Université Rutgers aux États-Unis.

Anciens membres

Mme Emna Aouij (Tunisie) (2010-2017)
Mme Kamala Chandrakirana (Indonésie) (2010-2017)
Mme Alda Facio (Costa Rica) (2014-2020)
Mme Frances Raday (Israël/Royaume-Uni) (2010-2017)
Mme Eleonora Zielinska (Pologne) (2010-2017)
Mme Patricia Olamendi Torres (Mexique) (2012-2013)
Mme Mercedes Barquet (Mexique) (2011-2012)


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