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Travaux du HCDH sur les droits des minorités

Le HCDH et les minorités

Nos travaux visent à renforcer la protection et l’autonomisation des minorités et à les aider à exercer leurs droits humains. Nos objectifs sont les suivants :

  • élaborer et promouvoir des normes, des politiques, des lignes directrices et des travaux de recherche et d’analyse axés sur la recherche de solutions concernant la situation des peuples autochtones et des minorités ; 
  • contribuer à toutes les étapes des mesures prises par les pays, notamment à l’évaluation des besoins et à la conception et la mise en œuvre liées en particulier aux recommandations émanant des organes conventionnels, des procédures spéciales et de l’Examen périodique universel en ce qui concerne les peuples autochtones et les minorités ;  
  • renforcer les partenariats entre les Nations Unies, les organisations régionales et la société civile à l’aide de la coopération interorganisations et de la formation aux droits de l’homme des peuples autochtones et des minorités, grâce à des subventions gérées par le Fonds de contributions volontaires pour les populations autochtones afin de permettre aux représentants autochtones de participer aux réunions et aux processus des Nations Unies ; et
  • veiller à ce que les organismes et les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, en particulier le Conseil des droits de l’homme, les organes conventionnels et les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, examinent les questions relatives aux peuples autochtones et aux minorités au moyen d’une coopération proactive.

Soutien aux États et aux parties prenantes pendant la crise liée à la COVID-19

« On observe également, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, une recrudescence des discours de haine et de la discrimination envers les juifs, les musulmans, les chrétiens, les baha’is et les groupes minoritaires », a signalé la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme en 2021.

Les mécanismes internationaux des droits de l’homme des Nations Unies ont demandé aux États d’accorder un rang de priorité élevé à la protection des minorités dans le contexte de la pandémie et de renforcer les mécanismes de dialogue pour garantir la participation effective des minorités aux décisions qui les concernent.

La promotion de la diversité, le dialogue et l’inclusion et la participation véritables des minorités sont consacrés à l’article 4 de la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, et à l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ils sont fondamentaux pour préserver et promouvoir le développement, la paix et la sécurité.

Dans ce contexte mondial difficile, le HCDH a continué de prêter son concours aux États, aux autorités et aux autres acteurs concernés afin de s’assurer que leurs efforts pour mieux reconstruire contribuent à l’application intégrale de la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, et sont conformes à leurs obligations relatives aux droits des minorités. À ce titre, il a notamment publié un document d’orientation sur la COVID-19 et les minorités.

Refonte des Programmes de bourses

En raison de la pandémie de COVID-19, le HCDH a dû modifier en 2020 son Programme de bourses pour les minorités et son Programme de bourses destinées aux autochtones, qui se déroulent en temps normal chaque année à Genève, afin de les baser dans différents pays. En conséquence, 34 anciens boursiers ont été détachés dans un rôle de conseil auprès des bureaux nationaux et régionaux du HCDH, des équipes de pays et des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, à 29 endroits dans toutes les régions.

L’objectif principal était de permettre aux meilleurs anciens boursiers de recevoir une formation en cours d’emploi et de développer leurs compétences de plaidoyer et d’encadrement. Parallèlement, le HCDH et d’autres organismes des Nations Unies ont tiré parti des compétences, des connaissances et de l’expérience de ces anciens boursiers, ce qui a contribué à développer la diversité et à garantir une meilleure inclusion au sein des structures des Nations Unies.