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Communiqués de presse Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Destruction massive d'infrastructures civiles à Gaza par les Forces de défense israéliennes

08 février 2024

Prononcé par

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

À

Genève

Genève, le 8 février 2024 – Les Forces de défense israéliennes seraient en train de détruire tous les bâtiments de la bande de Gaza situés à moins d’un kilomètre de la clôture séparant Israël de Gaza, dégageant ainsi la zone dans le but de créer une « zone tampon ». Je souligne aux autorités israéliennes que l’article 53 de la quatrième Convention de Genève interdit la destruction par la puissance occupante de biens appartenant à des personnes privées « sauf dans les cas où ces destructions seraient rendues absolument nécessaires par les opérations militaires ».

Les destructions effectuées pour créer une « zone tampon » à des fins de sécurité générale ne semblent pas compatibles avec l’exception limitée des « opérations militaires » prévue par le droit international humanitaire. En outre, la destruction massive de biens, non justifiée par des nécessités militaires et effectuée de façon illicite et arbitraire constitue une infraction grave à la quatrième Convention de Genève et un crime de guerre.

Depuis la fin du mois d’octobre 2023, le HCDH a enregistré des destructions et démolitions massives commises par les Forces de défense israéliennes visant des infrastructures civiles et autres, dont des bâtiments résidentiels, des établissements scolaires et des universités dans des zones où il n’y a pas ou plus de combats. De telles démolitions ont également eu lieu à Beit Hanoun dans le nord de Gaza, à As Shujaiyeh dans la ville de Gaza et dans le camp d’An Nuseirat dans le centre de Gaza. Des démolitions ont également été signalées dans d’autres régions, des rapports faisant état de la destruction de nombreux immeubles et bâtiments résidentiels à Khan Younis ces dernières semaines.

Israël n’a pas fourni de raisons convaincantes pour justifier une destruction aussi importante des infrastructures civiles.

Cette destruction d’habitations et d’autres infrastructures civiles essentielles renforce également le déplacement des communautés qui vivaient dans ces zones avant l’escalade des hostilités, et semble avoir pour objectif ou pour effet de rendre impossible le retour des civils dans ces zones. Je rappelle aux autorités que le transfert forcé de civils peut constituer un crime de guerre.

Pour plus d’informations et pour toute demande de la part des médias, veuillez contacter :

À Genève
Ravina Shamdasani : + 41 22 917 9169 / [email protected]
Liz Throssell : + 41 22 917 9296 / [email protected]
Jeremy Laurence : + 41 22 917 9383 / [email protected]

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