Skip to main content

Déclarations Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Observation de Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, concernant la RDC

02 décembre 2022

Paskazia Kimanuka, 58 ans, assise avec ses enfants devant leur abri de fortune dans le camp de déplacés de Kanyaruchinya, près de Goma, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, le 22 novembre 2022. © REUTERS/Djaffar Sabiti

Prononcé par

Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme

Lieu

Geneva

« Nous sommes consternés par les récents meurtres commis contre des civils dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), où la violence incessante fait payer un lourd tribut à la population locale.

Entre le 28 et le 30 novembre, au moins 40 civils auraient été tués par le groupe armé M23 dans le village de Kishishe, à 70 km au nord de Goma, pendant des affrontements avec d’autres groupes armés, notamment les Maï-Maï, les FDLR et les Nyatura, et à la suite de ces derniers. Selon les informations recueillies, certains ont été tués chez eux, d’autres dans une église où ils avaient trouvé refuge et d’autres encore sont morts en tentant de fuir les hostilités. Nous craignons que le nombre de victimes civiles soit plus élevé, car des dizaines de personnes sont toujours portées disparues.

Le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo a ouvert une enquête pour vérifier les faits. Nous demandons aux autorités de faire de même et de lancer une enquête approfondie, impartiale, transparente et efficace sur ces événements, afin que les auteurs soient tenus responsables. Le Bureau conjoint est prêt à soutenir ces enquêtes.

La gravité de ces attaques souligne le vide sécuritaire dans ces zones. Nous encourageons les autorités à prendre des mesures immédiates pour protéger les civils dans toutes les zones touchées par l’insécurité, en particulier au Nord-Kivu.

Nous demandons instamment au M23 de cesser d’attaquer les civils et de permettre l’acheminement de l’aide à toutes les communautés touchées, y compris dans les zones qu’il contrôle.

Nous réitérons également l’appel lancé par le Secrétaire général des Nations Unies à tous les groupes armés congolais et étrangers pour qu’ils déposent immédiatement les armes et rejoignent les programmes respectifs de démobilisation, de désarmement, et de réinsertion ou de rapatriement. »

Pour plus d’informations et pour toute demande de la part des médias, veuillez contacter :

À Genève

Ravina Shamdasani : + 41 22 917 9169 / [email protected] ;
Jeremy Laurence : + 41 22 917 9383 / [email protected] ; ou
Marta Hurtado : + 41 22 917 9466 / [email protected]

Suivez et partagez

Twitter @UNHumanRights
Facebook unitednationshumanrights
Instagram @unitednationshumanrights